fr.wedoany.com Rapport : Le sidérurgiste ArcelorMittal a officiellement mis en service sa nouvelle usine à Ingersoll, en Ontario, au Canada, pour un investissement de 100 millions de dollars. Cette mise en service intervient alors que l’industrie automobile nord-américaine est confrontée à des incertitudes liées au ralentissement de la croissance du marché des véhicules électriques et aux différends commerciaux entre le Canada et les États-Unis.
Cette nouvelle usine, d’une superficie de 154 000 pieds carrés (environ 14 300 mètres carrés), emploie initialement 44 personnes, avec un objectif de 53 employés à terme. Sa capacité de production annuelle atteint 100 000 tonnes. Elle transforme principalement des bobines d’acier provenant des usines d’ArcelorMittal à Hamilton, au Canada, et en Alabama, aux États-Unis, en ébauches destinées à la fabrication de pièces automobiles.
Les ébauches découpées seront ensuite expédiées vers les usines de l’entreprise à Woodstock et à Détroit pour y être soudées au laser, avant d’être utilisées dans la fabrication des carrosseries et des châssis des véhicules. Parmi les utilisateurs finaux figurent le Dodge Ram et la Chrysler Pacifica du groupe Stellantis, ainsi que les modèles Honda Pilot et Honda Passport.
Cet investissement revêt une importance majeure pour la ville d’Ingersoll. Auparavant, la réduction de la production des fourgons électriques BrightDrop par la filiale canadienne de General Motors dans son usine CAMI avait durement frappé l’économie locale. Les différends commerciaux persistants entre le Canada et les États-Unis ajoutent également une pression supplémentaire sur l’industrie de la région.
Todd Baker, directeur général de la division ArcelorMittal Tailored Blanks, a indiqué que la demande de véhicules électriques, inférieure aux prévisions, et les changements dans les plans de production des constructeurs automobiles avaient accru les incertitudes du marché. La plupart des entreprises ont reporté leurs décisions d’investissement, mais ArcelorMittal a décidé de poursuivre ce projet en raison de sa confiance à long terme dans la demande pour ses produits.
L’entreprise prévoit de rentabiliser son investissement sur une période de 10 à 20 ans et estime que le marché nord-américain de la production automobile offre encore un potentiel de croissance. Baker estime qu’en 2025, sur près de 20 millions de véhicules vendus en Amérique du Nord, environ 75 % seront produits dans la région, ce qui laisse une marge pour une expansion supplémentaire de la production localisée.
La direction d’ArcelorMittal a également exprimé sa confiance dans le maintien de la coopération commerciale entre le Canada, les États-Unis et le Mexique dans le cadre de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (CUSMA/USMCA), dont la révision devrait être lancée dans les années à venir.
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