fr.wedoany.com Rapport : Dans les provinces du Mandoul et du Salamat, dans le sud du Tchad, plus de 500 puits à pompe manuelle, 57 stations d'approvisionnement en eau centralisées et plus de 100 toilettes publiques ont été mis en service. Ce projet, lancé fin octobre 2024 par China Jiangxi International Economic and Technical Cooperation Co., Ltd., vise à réduire les difficultés des habitants qui doivent parcourir de longues distances pour s'approvisionner en eau et à élargir l'accès à une eau salubre dans les zones rurales vulnérables. Selon les autorités tchadiennes, ce projet a déjà bénéficié à plus de 600 000 habitants.
Pendant des années, les habitants des provinces du Mandoul et du Salamat ont été confrontés à des défis liés à l'éloignement des points d'eau et à l'insécurité de l'approvisionnement. À Madan, dans la région de Koumra, chef-lieu de la province du Mandoul, Robgue Ozias devait auparavant parcourir quatre kilomètres chaque jour pour remplir un seau d'eau. Il indique qu'en saison sèche, chaque famille devait envoyer au moins une personne en bonne condition physique pour effectuer ce trajet.

L'ampleur technique du projet se reflète dans la profondeur des forages. Selon Huo Wenlong, chef de projet sur le terrain dans la province du Mandoul, la profondeur moyenne des puits à pompe manuelle dépasse 45 mètres, celle des forages des stations d'approvisionnement centralisées dépasse 90 mètres, et le puits le plus profond atteint plus de 150 mètres. Avant le forage, des prospections et des analyses préliminaires sont nécessaires pour garantir la qualité et la quantité d'eau. À Aboudeia, dans la province du Salamat, en raison du terrain rocheux et du faible débit des eaux souterraines, toutes les tentatives de forage des 20 dernières années avaient échoué. Le chef de projet Fu Renyin indique qu'après huit mois de travail, l'équipe a atteint un débit adapté aux besoins de la communauté, et le projet était presque achevé fin juin.
Début juin, alors que la saison sèche au Tchad touchait à sa fin, les températures dépassaient 40 degrés Celsius. Aux nouvelles stations d'approvisionnement, femmes et enfants faisaient la queue pour recueillir de l'eau, la distance à parcourir étant passée de quatre kilomètres à quelques dizaines de mètres. Mrangue Madjingain, chef traditionnel de Madan, déclare que ce projet apporte de l'espoir à plus de 6 000 de ses compatriotes et qu'un approvisionnement stable en eau contribue à réduire les maladies liées à la qualité de l'eau.
Les éleveurs en bénéficient également. À Ngonbe, Koumtemadji Raikeman n'a plus besoin de passer des heures à conduire son bétail à la recherche d'eau. Dans le village de Kouman, Anmadji Kosadoum, 60 ans, indique que la communauté dispose désormais d'eau potable aussi bien en saison sèche qu'en saison des pluies.

Pour assurer le fonctionnement continu des stations d'approvisionnement, les ingénieurs ont installé un système à double source d'énergie. Selon Huo Wenlong, les stations fonctionnent à l'énergie solaire lorsqu'il y a du soleil, et basculent automatiquement sur un générateur la nuit ou par temps nuageux, afin de garantir un approvisionnement ininterrompu en eau. Mangue Oudah Ali, représentant des ressources en eau et de l'énergie de la province du Mandoul, a salué le travail de l'équipe chinoise, déclarant que l'eau est désormais à portée de main des femmes. Passalet Kanabe Marcelin, ministre tchadien de l'Eau et de l'Énergie, a inspecté le chantier à plusieurs reprises, indiquant que ce projet bénéficiera à plus de 600 000 personnes et contribuera à accélérer la mise en œuvre du programme national d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement dans les zones rurales vulnérables.










