fr.wedoany.com Rapport : Bien que le secteur soit déjà compétent pour mesurer la valeur sociale à l’aide de cadres et de rapports, il n’a pas encore pleinement exploité son potentiel dans la conception, ni utilisé efficacement les données issues du processus de conception pour identifier et répondre aux besoins urgents des communautés.
Pour y parvenir, des solutions à grande échelle sont nécessaires, et une partie de la réponse réside dans les données publiques sous-utilisées. Des ensembles de données tels que l’indice d’accessibilité des actifs et des risques sanitaires (AHAH), le dossier de santé publique « Fingertips » du National Health Service (NHS) au Royaume-Uni, et la carte des infrastructures vertes de Natural England, combinés à la planification des autorités locales, peuvent dresser un portrait social et spatial détaillé des communautés.
Par exemple, l’indice AHAH permet de cartographier l’accessibilité spatiale des actifs de santé préventifs (tels que les centres de loisirs, les espaces verts et les installations sanitaires) au sein d’une communauté. L’identification des lacunes dans une zone peut favoriser l’intégration d’actifs capables de renforcer activement l’infrastructure sanitaire locale. Pour les projets de développement à usage mixte à grande échelle, cela signifie qu’il est possible de plaider pour la co-implantation de cabinets de médecins généralistes et de centres communautaires au cours du processus de développement, afin de combler des lacunes sanitaires spécifiques.
Ces données sont déjà utilisées, mais le défi réside dans la complexité de l’intégration d’ensembles de données dispersés en informations exploitables. Ce processus est chronophage et dépend des individus, ce qui conduit souvent à exclure ces informations cruciales des premières ébauches de développement. Le secteur a la capacité de créer une plateforme et une méthode collectives à l’échelle de l’industrie, permettant de spatialiser et de superposer directement les structures locales, l’environnement et le profil sanitaire des communautés. Cet outil devrait être accessible aux architectes, promoteurs et planificateurs sous une forme contextualisée, aidant les équipes à comprendre dès le départ les pressions, les lacunes et les actifs du site de construction.
Cette plateforme doit compléter, et non remplacer, l’engagement direct avec la communauté. Les données quantitatives révèlent les conditions existantes, tandis que les données qualitatives obtenues grâce à l’engagement communautaire informent précisément sur les ressentis et les expériences des personnes. Les deux sont plus puissants lorsqu’ils dialoguent pour construire ensemble un portrait honnête et fondé sur des preuves du lieu. La plateforme proposée fournit une base pour l’engagement communautaire, dotant les équipes des ressources nécessaires pour poser les bonnes questions et arriver sur le terrain avec une véritable compréhension.
Un récit social fondé sur des preuves, détaillant comment un projet répond aux besoins spécifiques d’une communauté, traverse les demandes de planification, ancré dans les données et l’engagement communautaire, non seulement réduit les risques de planification, mais démontre également que la valeur sociale et les personnes sont les véritables moteurs de la conception. Le secteur en a déjà pris conscience, et les cabinets commencent à créer des postes et des équipes dédiés à la valeur sociale. Mais agir seul ne permettra pas d’atteindre l’objectif ; une infrastructure collective est nécessaire : une plateforme qui superpose les données quantitatives et publiquement accessibles avec les informations approfondies de l’engagement communautaire est une étape logique et nécessaire.
Dipal Patel est responsable de la valeur sociale et défenseur du développement durable chez Sheppard Robson.






