fr.wedoany.com Rapport : La Bangladesh Chemical Industries Corporation (BCIC), entreprise publique du Bangladesh, a publié le 6 juillet un appel d'offres pour l'achat de 15 000 tonnes de soufre en fragments. Cette initiative vise à garantir l'approvisionnement en matières premières pour l'industrie des engrais du pays, face aux tensions mondiales sur l'offre de soufre provoquées par le conflit dans le détroit d'Ormuz.
La date limite de cet appel d'offres est fixée au 7 septembre, et les marchandises doivent être livrées au port de Chittagong dans les 30 jours suivant l'ouverture de la lettre de crédit. Auparavant, en avril, la BCIC avait lancé un appel d'offres pour une quantité similaire de 15 000 tonnes de soufre, mais n'avait pas réussi à attribuer le contrat, ce qui reflète la difficulté croissante pour les acheteurs d'obtenir du soufre de la région du Golfe à des conditions viables.
Alors que le Bangladesh relance son appel d'offres, les fournisseurs de soufre de la région du Golfe poussent les prix à des niveaux records. La Kuwait Petroleum Company (KPC) a fixé le prix de juillet à 950 dollars par tonne (FOB, franco à bord), un record historique, en hausse de 145 dollars par rapport à juin. L'Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc) et QatarEnergy ont toutes deux augmenté leurs prix officiels de vente ces dernières semaines. Selon d'autres rapports, les importations de soufre de l'Afrique du Sud ont chuté de 68 % au premier semestre en raison de la persistance de la pénurie de sources d'approvisionnement au Moyen-Orient.
Le soufre est une matière première essentielle pour la production d'acide sulfurique nécessaire à la fabrication des engrais phosphatés. Les usines publiques d'engrais phosphatés du Bangladesh dépendent des importations de soufre pour maintenir leurs opérations. Un échec ou un retard dans l'appel d'offres pourrait exercer une pression supplémentaire sur la production nationale de phosphate diammonique (DAP) et de superphosphate triple (TSP) du pays lors du prochain cycle de plantation.






