Aardaia, une entreprise néerlandaise, obtient 5 millions d'euros pour développer des tubercules fixateurs d'azote
2026-07-14 11:49
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fr.wedoany.com Rapport : La start-up néerlandaise de technologies agricoles Aardaia a obtenu 5 millions d'euros (environ 5,9 millions de dollars) lors d'un tour de financement de démarrage, qui serviront à accélérer le développement d'une culture à tubercules appelée aardaker (Lathyrus tuberosus). Cette culture, riche en protéines et capable de fixer l'azote, contribue à réduire la dépendance de la production agricole vis-à-vis des engrais azotés de synthèse et des cultures protéiques importées. Ce tour de table a été mené par Point Nine, avec la participation d'Astanor, Grey Silo, de l'investisseur existant FoodLabs et d'un groupe d'investisseurs providentiels.

Fondée à Wageningen, Aardaia repose sur l'idée de domestiquer des plantes sauvages comestibles plutôt que de modifier les cultures vivrières existantes, explorant ainsi une voie différente pour le développement des cultures. Sa culture phare, l'aardaker, était historiquement répandue dans toute l'Europe, mais n'a jamais été cultivée commercialement. Contrairement à la pomme de terre, cette légumineuse à tubercules fixe naturellement l'azote atmosphérique, permettant de produire des protéines sans avoir recours aux engrais azotés de synthèse, tout en offrant des rendements comparables à ceux des cultures de racines et tubercules traditionnelles. Selon l'entreprise, cette caractéristique contribue à réduire l'utilisation d'engrais, à diminuer les émissions de gaz à effet de serre et à réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis des protéines végétales importées.

Aardaia accélère le processus de domestication des cultures en utilisant des technologies telles que le séquençage génomique, le phénotypage à haut débit, la sélection rapide et la prédiction génomique, réduisant ainsi à quelques années un travail qui nécessitait traditionnellement plusieurs siècles. Cette année, l'entreprise sélectionne environ 750 000 génotypes uniques d'aardaker et prévoit d'utiliser les nouveaux fonds pour étendre cette sélection à 2 millions. Étant donné que les archives historiques montrent que cette culture était consommée en Europe avant mai 1997, elle n'est pas considérée comme un nouvel aliment selon la réglementation de l'UE, ce qui pourrait faciliter le processus de commercialisation.

La start-up compte actuellement 14 employés originaires de 10 pays, dont la moitié sont titulaires d'un doctorat. Les nouveaux fonds soutiendront des travaux supplémentaires de sélection et de criblage de génotypes, aidant Aardaia à faire passer l'aardaker de la production expérimentale à la culture à l'échelle commerciale. Ce tubercule a déjà attiré l'attention de l'industrie alimentaire : le restaurant deux étoiles Michelin De Nieuwe Winkel a acheté la quasi-totalité de la récolte récente de l'entreprise.

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