Abitibi acquiert 100 % d'intérêts dans le projet B26 au Québec en 2026

2026-08-22 11:28
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fr.wedoany.com Rapport : La société minière canadienne Abitibi Metals (CSE : AMQ | OTCQB : AMQFF | FSE : FW0) a finalisé l'acquisition de 100 % des intérêts dans le projet polymétallique B26 au Québec, tout en conservant un droit de premier refus (ROFR) de 10 ans sur les projets adjacents Wagosic et Carheil détenus par SOQUEM Inc., appuyant ainsi un plan de développement minier centré sur une usine de traitement centrale.

Les gisements de sulfures massifs volcanogènes (SMV) sont regroupés le long d'interfaces volcaniques favorables, et la direction de la société décrit ces occurrences plus courantes dans le district minier comme des gisements de 5 à 10 millions de tonnes. À cette échelle, une lentille individuelle n'est qu'un composant de la mine, et non la mine elle-même ; l'usine de traitement doit traiter plusieurs lentilles, et c'est elle qui doit franchir le seuil de viabilité économique. Cet ordre détermine que la position foncière prime sur les dépenses de forage : la société peut délimiter des lentilles à haute teneur, mais si le tonnage nécessaire pour alimenter l'usine sur la durée de vie de la mine se trouve sous des terrains qu'elle ne contrôle pas, un état de développement reste impossible à atteindre. Si ces terrains appartiennent à des propriétaires privés, ils peuvent être négociés à un certain prix ; s'il s'agit de terres publiques, ils peuvent être intransigeables à tout prix, et la vision de développement de l'ensemble du district ne peut alors reposer que sur des outils contractuels, en dehors de la propriété foncière.

L'historique du district fixe une limite supérieure à ce développement cumulatif. La mine Selbaie, aujourd'hui fermée, a exploité pendant 20 ans et produit 53 millions de tonnes, démontrant que cette ceinture minéralisée peut accueillir des systèmes bien plus vastes que 5 à 10 millions de tonnes. Les ressources historiques enregistrées séparément pour cette même mine s'élèvent à 56,9 millions de tonnes, avec des teneurs de 0,87 % en cuivre, 1,85 % en zinc, 0,55 g/t en or et 39 g/t en argent. La configuration de développement qui a suivi est celle d'une usine unique alimentée par plusieurs gisements satellites, les acquéreurs continuant de payer une prime pour le district consolidé. Les transactions de fusions et acquisitions (M&A) minières au Canada ont augmenté de 220 % en glissement annuel en 2025, atteignant 62,1 milliards de dollars canadiens, dominées par les transactions sur le cuivre, l'or et les métaux critiques ; en 2026, Eldorado Gold a accepté d'acquérir Foran Mining, le développeur du projet de SMV McIlvenna Bay.

Lorsque les terrains environnants sont détenus par une entité publique, les outils disponibles pour une société minière junior sont de nature contractuelle, et non transactionnelle. Les terrains prospectifs près de B26 sont détenus par SOQUEM Inc. (filiale à part entière d'Investissement Québec), et l'accès à ces terrains passe par des accords d'acquisition progressive de droits (earn-in) par étapes et des droits de premier refus (ROFR), plutôt que par un processus de vente publique. L'earn-in transfère la propriété du gisement principal par le biais de dépenses d'exploration et de paiements liés à des jalons ; si l'opérateur atteint les jalons et effectue les dépenses plus tôt que prévu, il peut accélérer le processus. Le ROFR a un rôle plus restreint : il garantit au titulaire la possibilité de s'aligner sur une offre tierce pour un actif adjacent, mais ne fixe ni le prix ni le calendrier d'entrée du titulaire lui-même. L'accord prévoit également un comité technique conjoint, offrant un forum permanent à la société et à l'entité pour développer ces deux actifs en parallèle ; des essais métallurgiques conjoints sur les deux actifs détenus séparément, afin de vérifier si leurs matériaux peuvent partager une filière de traitement commune, sont menés avant toute transaction.

Ces outils laissent des zones d'ombre en matière de prix et de contrôle de l'information. Le ROFR équivaut à une place dans une file d'attente, dont la valeur varie au fil des progrès de forage, sans que le titulaire ne fournisse de financement ni ne fixe de calendrier ; le succès de l'exploration sur les terrains adjacents augmente le coût d'entrée protégé par ce droit, et le titulaire en prend connaissance en même temps que tous les autres. Le calendrier est également soumis à des contraintes externes : l'accord d'option doit être négocié avec une contrepartie dont les fonctions, les cycles budgétaires et les obligations de divulgation sont tous liés au gouvernement provincial, et les dépenses de forage de la junior ne peuvent pas modifier cet ordre. La durée de 10 ans couvre une grande partie du calendrier de développement minier, mais les conditions commerciales de la consolidation du district pourraient rester indéterminées pendant cette décennie. Les conditions d'accès réelles constituent une troisième contrainte : les sites de forage accessibles uniquement par le gel du sol compriment les travaux de suivi régionaux pendant les mois d'hiver, et une découverte issue d'un programme de forage peut rester sans deuxième trou de suivi pendant la majeure partie de l'année.

Abitibi Metals aborde ces deux aspects simultanément sur le projet B26. Situé à 7 kilomètres au sud-est de l'ancienne mine Selbaie, B26 est un actif polymétallique. Le gisement a été optionné et acquis par earn-in auprès de SOQUEM dans le cadre d'un accord de 7 ans, complété en 2,5 ans. Un accord définitif annoncé le 11 juin 2026 a permis à la société d'atteindre la pleine propriété en acquérant les 20 % d'intérêts restants de SOQUEM, et la détention de 100 % du projet a été confirmée le 29 juillet 2026. La contrepartie à la clôture comprend 5 millions de dollars canadiens en espèces et 2 millions de dollars canadiens en actions, payables dans les 90 jours ; s'ajoutent 6 millions de dollars canadiens payables à l'étude de faisabilité dans les 3 ans suivant la clôture, et 6 millions de dollars canadiens payables à la décision de construction dans les 5 ans. SOQUEM conserve une redevance nette de fonderie (NSR) de 1 %, soit la moitié du taux précédent ; un droit de premier refus de 10 ans couvre les projets adjacents Wagosic et Carheil qu'elle détient toujours.

Le président et chef de la direction de la société, Jonathon Deluce, considère les terrains adjacents comme une future alimentation pour l'usine de traitement. Il indique que B26 peut, en tant que projet potentiel à un stade de ressources indépendant, s'intégrer au développement centralisé du district et alimenter l'usine centrale ; l'actif phare est B26, les autres actifs du district environnant servant de complément ; ces éléments combinés constituent un district de premier ordre, précisément ce que les grandes sociétés minières convoitent véritablement. Les terrains détenus en propre constituent le lieu où s'établit cette vision de développement, et le plan de 2026 prévoit de les tester systématiquement pour la première fois.

Les résultats des tests sont les suivants : 4 sondages totalisant 3 285 mètres (m), couvrant 3 des 7 cibles prioritaires. À environ 1,5 kilomètre à l'ouest du gisement, un sondage a recoupé 14,25 mètres de minéralisation à partir de 455,75 mètres de profondeur, avec une teneur en zinc de 1,13 % et en argent de 51,51 g/t ; sur une structure parallèle à 4,5 kilomètres au nord, une intersection de 8,85 mètres a été recoupée à 501 mètres de profondeur, avec une teneur équivalente en cuivre de 0,47 %, ainsi qu'un mètre à 332 g/t d'argent et 0,83 g/t d'or. Cette structure nordique est reliée le long de la direction à l'ancienne mine Selbaie, la minéralisation est ouverte dans toutes les directions, et aucun sondage antérieur n'avait testé le corridor sous 200 mètres de profondeur verticale. Avant l'arrivée d'Abitibi, l'actif comptait 297 sondages totalisant 123 787 mètres de forage, avec un budget d'exploration estimé à 20 millions de dollars américains ; les intersections minéralisées annotées sur la carte régionale ne commençaient qu'à partir de profondeurs de 129,5 mètres et 284,3 mètres sous la surface. Trois sondages historiques ont recoupé une enveloppe minéralisée sur une anomalie de polarisation provoquée, avec une longueur de 200 mètres le long de la direction, encore ouverte latéralement et en profondeur ; cette étendue ne suffit pas à caractériser les 8,3 kilomètres de longueur directionnelle de chaque structure, ces structures ayant été peu explorées auparavant.

La présence d'une entité publique comme contrepartie modifie la nature de la négociation, mais ne la facilite pas. L'entité détenue par Investissement Québec est soumise à une mission de création d'emplois et de valeur économique dans la province ; elle souhaite donc que le district soit développé, et elle ne traite pas de la même manière un acheteur qui construira et un acheteur qui thésaurisera. Au cours des deux dernières années, de nombreux développeurs détenant des équivalents de plusieurs millions d'onces ont été acquis au Québec ; la province offre des routes praticables toute l'année ainsi qu'une vaste infrastructure existante à travers la ceinture minéralisée.

Deluce sépare ce que le droit de premier refus a déjà sécurisé de ce qui reste à négocier. Il indique que la société continuera de s'efforcer de structurer un accord d'option afin de consolider les conditions exactes d'accès à ces deux projets, conditions qui restent à déterminer ; le fait que le droit de premier refus soit déjà en place apporte un soutien. Il ne peut pas parler au nom du gouvernement, mais la reconnaissance par le gouvernement de la création d'emplois et de valeur par le développement du district correspond parfaitement aux objectifs que la société s'est elle-même fixés. Les conditions d'accès n'étant pas encore déterminées, cette reconnaissance reste au niveau des objectifs et non des contrats. Parallèlement, les terrains couverts par le droit de premier refus ont eux-mêmes été forés par le gouvernement du Québec, et la direction de la société décrit les résultats comme une nouvelle découverte indépendante, ce qui augmente la valeur de la place dans la file d'attente d'Abitibi sans qu'aucun forage ne soit effectué.

Dans les juridictions où les terres sont publiques, la consolidation d'un district minier est soumise à l'ordre des décisions institutionnelles, plutôt qu'à la géologie ou au capital. La géologie a été cartographiée, des offres d'acquisition pour le district consolidé ont été enregistrées, et une société junior disposant d'un plan de financement peut prouver ses propres terrains selon son propre calendrier ; mais aucun de ces éléments ne peut raccourcir l'intervalle entre la détention d'un droit de premier refus et la propriété des terrains qu'il couvre. L'approche pratique consiste à construire une vision de développement qui rend l'exercice de ce droit digne de son prix final : prouver la continuité des structures sur les terrains détenus en propre, mener des travaux métallurgiques partagés avant que les conditions ne soient fixées, et réaliser une étude économique pour fournir des chiffres concrets au district. Abitibi vise une mise à jour des ressources et une évaluation économique préliminaire d'ici le premier trimestre 2027, des travaux de base environnementaux ainsi que l'engagement des communautés autochtones et locales en 2026-2027, et des essais métallurgiques et géotechniques de phase 2 tout au long de 2026. Le forage de suivi de la zone zinc-argent à l'ouest est prévu pour l'hiver 2027 ; à la reprise, les 4 sondages existants dans la zone seront mesurés par méthode électromagnétique (EM) en fond de trou. La rareté des districts cuivre-or exploitables pousse les acquéreurs à se tourner vers des districts plutôt que vers des gisements isolés, et la détention de terres publiques ralentit précisément la consolidation de ces districts.

Deluce estime que le Québec est une juridiction très convoitée. Au cours des deux dernières années, de nombreux développeurs détenant des équivalents de plusieurs millions d'onces ont été acquis, et il ne pense pas que ce mouvement de consolidation s'arrêtera. Dans le cas des terres publiques, la résolution de cette tension dépend davantage du moment où l'institution décidera de vendre que de ce que la société junior découvre.

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