L'industrie du ciment représente environ 8 % des émissions mondiales de CO₂, surpassant l'aviation mondiale. Récemment, des chercheurs de l'Institut Paul Scherrer (PSI) ont développé un modèle basé sur l'intelligence artificielle, susceptible d'accélérer la mise au point de nouvelles formulations de ciment, réduisant l'empreinte carbone tout en préservant la qualité du matériau.
Dans le processus de production du ciment, un four rotatif est chauffé à 1 400 °C pour transformer le calcaire broyé en clinker, un processus de combustion énergivore qui émet de grandes quantités de CO₂. Cependant, de manière surprenante, moins de la moitié des émissions proviennent de la combustion ; la majeure partie du CO₂ est libérée chimiquement lorsque le calcaire, utilisé comme matière première pour le clinker et le ciment, est transformé dans le four à haute température.
Une stratégie efficace pour réduire les émissions de l'industrie du ciment consiste à modifier la formulation du ciment en remplaçant une partie du clinker par des matériaux cimentaires alternatifs. Une équipe interdisciplinaire du laboratoire de gestion des déchets du Centre d'ingénierie nucléaire et des sciences de l'Institut Paul Scherrer travaille sur ce sujet. Au lieu de s'appuyer sur des expériences chronophages ou des simulations complexes, ils ont développé une approche de modélisation basée sur l'apprentissage automatique.










