Le 2 février 2026, la trentième édition de la Conférence sur les investissements miniers en Afrique (Indaba Mining Investment Conference) a ouvert ses portes au Centre international de conférences du Cap, en Afrique du Sud. Les représentants de nombreux gouvernements africains, d'entreprises minières internationales et d'institutions financières sont convenus que l'avenir des ressources minérales critiques du continent africain dépend davantage de l'optimisation des mécanismes de gouvernance et de la planification stratégique que du seul potentiel géologique.
Les experts participants ont souligné que l'Afrique détient environ 30 % des réserves mondiales de ressources minérales, couvrant des minéraux essentiels à la transition énergétique tels que le cobalt, le lithium, le manganèse et le cuivre. Cependant, la fragmentation de la gouvernance des ressources, l'incertitude politique et l'insuffisance des capacités de régulation entravent depuis longtemps un développement durable. La conférence a appelé les pays africains à accélérer l'amélioration de leurs cadres juridiques et systèmes fiscaux, à renforcer leurs capacités de gestion de la souveraineté sur les ressources, à attirer des investissements responsables à long terme et à mettre en place des mécanismes de partage des bénéfices au profit des communautés minières.
Face à la concurrence des grandes puissances autour des minéraux critiques, les intervenants ont souligné que l'Afrique doit prendre l'initiative d'élaborer une stratégie régionale pour les ressources, en menant une diplomatie équilibrée par le biais de plateformes telles que la CNUCED et l'Union africaine, afin d'éviter de tomber dans le nationalisme des ressources ou une dépendance passive. La conférence a révélé que la République démocratique du Congo, la Zambie, l'Afrique du Sud et d'autres pays ont entamé une révision de leurs politiques sur les minéraux critiques et envisagent de créer un organe de coordination pour la gouvernance minière régionale, afin de promouvoir la transformation locale et l'extension des chaînes de valeur.









