Le gouvernement français a récemment publié un décret marquant le lancement officiel du troisième plan pluriannuel de l'énergie (PPE3) pour la période 2026-2035. Ce plan, dont les principes fondamentaux sont la garantie de la sécurité d'approvisionnement énergétique, l'atteinte de la neutralité carbone d'ici 2050 et la maîtrise des prix de l'énergie, servira de cadre politique pour la décennie à venir. Il sera coordonné avec la stratégie nationale bas-carbone révisée de la France, les objectifs climatiques de l'Union européenne et l'Accord de Paris.
Selon ce plan, la France vise à réduire sa consommation d'énergie finale à 1 100 térawattheures d'ici 2035, soit une baisse d'environ 30 % par rapport au niveau de 2023. La consommation de combustibles fossiles devrait chuter considérablement, passant de 900 TWh à environ 330 TWh, sa part dans le mix énergétique étant estimée à 30 % en 2035 contre 60 % en 2030.
Concernant les énergies renouvelables, la France prévoit d'augmenter sa capacité hydroélectrique installée à 28,7 gigawatts d'ici 2035 et d'introduire 15 GW d'éolien en mer via des appels d'offres. L'objectif pour le solaire photovoltaïque est fixé à 48 GW en 2030 et entre 55 et 80 GW en 2035 ; pour l'éolien terrestre, l'objectif est de 31 GW en 2030 et entre 35 et 40 GW en 2035. Les projets solaires seront développés via des mécanismes d'appels d'offres et de tarifs d'achat, avec un plafond annuel de 2,9 GW jusqu'en 2028 ; pour l'éolien terrestre, deux appels d'offres de 800 mégawatts seront organisés chaque année, avec une priorité accordée au repowering des sites existants pour réduire l'impact environnemental.
Par ailleurs, la France promouvra les énergies bas-carbone non électriques telles que la chaleur renouvelable, le biométhane, les biocarburants et l'hydrogène. Dans le domaine de l'hydrogène, l'objectif de capacité installée pour les électrolyseurs est fixé à 4,5 GW en 2030 et 8 GW en 2035, avec un renforcement du soutien aux investissements dans la production industrielle. L'Union européenne, en s'appuyant sur la réglementation pertinente, encouragera l'utilisation de l'hydrogène dans les secteurs de l'aviation et du maritime.









