Canards Illimités Canada et l’UBC lancent un projet de restauration des zones humides à l’aide de sédiments de dragage
2026-04-28 11:48
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fr.wedoany.com Rapport : Canards Illimités Canada et l’Université de la Colombie-Britannique ont récemment lancé un projet de restauration des zones humides visant à reconstruire les zones humides érodées et à renforcer la protection contre les inondations grâce à l’utilisation de sédiments de dragage. Intitulé « Utilisation durable des sédiments de dragage pour renforcer les écosystèmes », ce projet est mené conjointement par l’organisme de conservation des zones humides Canards Illimités Canada et le Laboratoire d’adaptation côtière de l’UBC. Il rassemble des scientifiques, des ingénieurs, des communautés autochtones, des organismes de réglementation et des partenaires industriels afin d’explorer comment réutiliser les sédiments de dragage pour restaurer les écosystèmes côtiers et soutenir la capacité d’adaptation au climat dans la région.

Eric Balke, biologiste principal en restauration chez Canards Illimités Canada, déclare : « Les marais du delta du Fraser ont évolué avec les sédiments transportés par le fleuve. Lorsque ces sédiments sont retirés du système, ces écosystèmes ne peuvent plus suivre le rythme de l’élévation du niveau de la mer. Le projet SEEDS vise à explorer comment ces matériaux peuvent être remis en service – en reconstruisant les zones humides, plutôt qu’en acheminant des ressources précieuses vers la mer. »

Chaque année, des millions de mètres cubes de sédiments sont dragués du fleuve Fraser au Canada pour maintenir la navigabilité des chenaux et des ports. Plus de la moitié de ces matériaux sont transportés au large et jetés. Le lancement de ce projet de restauration des zones humides fait suite à un projet pilote de quatre ans mené à Sturgeon Bank, un refuge faunique à Richmond, en Colombie-Britannique, où l’on a déjà démontré la possibilité d’améliorer les habitats des marais tidaux en utilisant des sédiments récupérés.

Kees Lokman, professeur agrégé à l’École d’architecture et d’aménagement paysager de l’UBC et directeur du Laboratoire d’adaptation côtière, ajoute : « La région a réellement l’opportunité de passer d’un projet pilote ponctuel à une approche coordonnée de résilience côtière. Le projet SEEDS n’emprunte pas une voie linéaire – draguer, puis éliminer en mer – mais combine science, design et connaissances locales pour explorer les opportunités d’une économie circulaire des ressources. »

Ce projet de restauration des zones humides est partiellement financé par le Réseau d’observation, de prévision et de réponse en milieu océanique, qui soutient les activités de participation communautaire et les ateliers avec les parties prenantes du projet. Les travaux se concentrent actuellement sur la région des basses terres du Canada, mais selon le communiqué, ce modèle pourrait être étendu à une zone plus large. Le communiqué précise : « De nombreux deltas dans le monde sont confrontés à l’élévation du niveau de la mer, à l’érosion des zones humides et à une diminution de l’apport en sédiments. La réutilisation des sédiments de dragage pourrait offrir une solution fondée sur la nature, restaurant les écosystèmes côtiers tout en renforçant la capacité d’adaptation au climat. »

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