Le Brésil expérimente la lutte biologique contre les tiques dans les pâturages à l’aide de drones
2026-05-07 14:04
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fr.wedoany.com Rapport : Des chercheurs du Secrétariat à l’Agriculture, à l’Élevage, à la Production durable et à l’Irrigation (Seapi) de l’État du Rio Grande do Sul, au Brésil, font avancer la validation sur le terrain d’un nouveau produit de lutte biologique contre les tiques. Ce produit, appliqué directement sur les pâturages par drone, vise à utiliser des micro-organismes du sol pour lutter contre la tique du bétail. La dernière série de tests a été réalisée cette semaine à Uruguaiana, dans la région de Campanha de l’État, marquant un nouveau pas vers une alternative durable.

Le projet, développé par le Centre d’État de diagnostic et de recherche en santé animale Desidério Finamor (IPVDF), propose de déplacer l’accent du contrôle, du traitement chimique des animaux vers une action sur l’environnement où se trouvent les tiques. Le chercheur José Reck explique : « La plupart des tiques attendent leur hôte dans les pâturages, mais le contrôle reste concentré sur les animaux. » La recherche sélectionne des champignons et des bactéries du sol, des micro-organismes capables de cibler les tiques sans nuire au bétail, à l’homme ou à l’environnement. Le produit biologique concentré est ensuite appliqué sur le terrain par drone, ce qui en améliore l’efficacité.

Le secrétaire à l’Agriculture, Márcio Madalena, souligne que ce type de projet est essentiel pour résoudre les problèmes récurrents auxquels sont confrontés les producteurs. Le projet, lancé début 2025, est actuellement en phase de validation à échelle réelle, avec le test de deux protocoles de traitement et l’évaluation du rapport coût-efficacité. Il est prévu de se poursuivre jusqu’en juillet, en profitant de la diminution naturelle des tiques en hiver pour évaluer les résultats.

La professeure Patrícia Golo, de l’Université fédérale rurale de Rio de Janeiro, souligne que cette méthode prend en compte l’ensemble du système de production et agit de manière intégrée sur tous les stades du parasite. Le projet représente une avancée des recherches sur la lutte biologique contre les tiques menées par l’IPVDF depuis 2012, passant d’une approche ciblée sur l’animal à un contrôle environnemental.

Le Rio Grande do Sul est un point chaud d’infestation par la tique du bétail, avec des races européennes sensibles, un climat favorable, une utilisation intensive d’acaricides chimiques et un développement rapide de la résistance. Le vétérinaire du Seapi, Gabriel Fiori, indique que face à la résistance et à la demande de durabilité, l’expérimentation de la lutte biologique contre les tiques est une stratégie fondamentale. Au cours des 15 dernières années, le Seapi a investi dans des alternatives, et le nouveau projet associe des solutions biologiques à des pratiques de gestion telles que le pâturage tournant, ce qui pourrait réduire l’impact environnemental et les coûts à long terme.

José Reck estime : « Si les résultats se confirment, cette technologie pourrait représenter un changement majeur dans le contrôle des tiques au champ, en alliant durabilité et productivité. » (Source : Agricultura/RS)

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