La production de fraises au Brésil devrait augmenter en 2026, la lutte contre le puceron des racines étant cruciale
2026-05-07 14:04
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fr.wedoany.com Rapport : Selon une enquête de l'Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE), la superficie de culture des fraises au Brésil continue de s'étendre en 2026, avec une production nationale estimée à environ 200 000 tonnes, soit une augmentation de 2,6 % par rapport à l'année précédente. Cette croissance est due à l'amélioration de la productivité et à l'augmentation du niveau de technicité, en particulier dans les régions de production traditionnelles comme le Minas Gerais, l'État de São Paulo et le Rio Grande do Sul.

Cependant, la culture est confrontée à des défis climatiques. Des épisodes de chaleur hors saison perturbent le développement des cultures et le cycle de production. Dans certaines régions productrices du Brésil, la période de plantation des fraises s'étend généralement de la mi-avril à la fin mai, mais le changement climatique peut entraîner des fluctuations de la récolte.

La gestion phytosanitaire reste la clé de la durabilité de la culture des fraises. Le puceron des racines (Rhopalosiphum rufiabdominale) est l'une des principales menaces, car il est difficile à contrôler en raison de son activité souterraine et du diagnostic souvent tardif. Ce ravageur suce la sève des racines, provoquant le jaunissement des feuilles, une baisse de vigueur, un arrêt de croissance et, dans les cas graves, la mort de la plante. En période de sécheresse, le stress hydrique aggrave les dégâts. Les populations de pucerons des racines sont principalement composées de femelles ; les larves et les adultes se nourrissent continuellement et injectent des toxines, endommageant davantage le système racinaire.

Fábio Kagi, responsable des affaires réglementaires au Syndicat national de l'industrie des produits de protection des plantes (Sindiveg), souligne que le puceron des racines non seulement suce directement la sève, mais transmet également le virus de la marbrure du fraisier, ce qui accroît considérablement les pertes. Il préconise une stratégie de lutte intégrée : « Utiliser des ennemis naturels, équilibrer la nutrition du sol et éviter l'excès d'engrais azotés, car l'azote favorise l'apparition de ravageurs. La lutte chimique doit être basée sur la surveillance, en utilisant des insecticides pendant les périodes de fructification et de récolte, d'autres pesticides pouvant être appliqués à différents cycles, mais en respectant les recommandations techniques et le moment approprié. » M. Kagi insiste sur le fait que le développement de la culture des fraises au Brésil ne peut se passer de bonnes pratiques de gestion, les producteurs devant utiliser les pesticides de manière correcte et sûre, en évitant les pertes et en garantissant la qualité des produits grâce à une surveillance continue et à des outils phytosanitaires intégrés.

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