fr.wedoany.com Rapport : Le système d’aide à la conduite « Full Self-Driving (supervisé) » de Tesla a été approuvé pour déploiement en Belgique, ce qui en fait le cinquième pays européen à autoriser ce système. Auparavant, les Pays-Bas, la Lituanie, l’Estonie et le Danemark avaient déjà permis son utilisation sur la route. Le ministre flamand de la Mobilité a signé le document d’approbation mercredi et a annoncé la nouvelle sur la plateforme X (anciennement Twitter). Cependant, Tesla doit encore passer certains tests avant de pouvoir déployer officiellement cette fonctionnalité auprès des utilisateurs locaux.
Concernant les progrès techniques du Full Self-Driving (FSD), un analyste de Wall Street a récemment affirmé que ce système avait « effectivement atteint le niveau 4 de conduite autonome (au moins dans la plupart des conditions) ». Un utilisateur nommé Steve Shaw a commenté cette affirmation en décrivant l’état actuel du FSD : ce système correspond à ce que l’industrie appelle généralement « L2++ », un système d’aide à la conduite capable de manœuvrer le véhicule dans de bonnes conditions météorologiques, mais le conducteur humain doit rester vigilant et prêt à reprendre le contrôle à tout moment. Ce système pourrait approcher le niveau 3 dans des conditions limitées, par exemple sur autoroute séparée par temps clair.
Ce commentaire souligne également qu’il faut aborder avec prudence l’affirmation de l’analyste selon laquelle le système serait « suffisamment sûr pour constituer une flotte de robotaxis ». L’exploitation d’une flotte est un scénario contrôlé. Tesla a fait annoter chaque caractéristique importante par des annotateurs de données à Austin pendant plusieurs mois, ces données étant utilisées pour entraîner le modèle de conduite autonome afin d’améliorer la capacité des robotaxis à identifier les cibles, ce qui équivaut à un pré-cartographie d’une ville. Bien que le modèle général de Tesla signifie que les données profitent à toutes les régions, et que le FSD (supervisé) des véhicules grand public s’améliore ainsi, le lancement du service de robotaxis pourrait également être plus rapide, mais cela reste à confirmer après avoir observé plusieurs centaines de véhicules effectuant de nombreux trajets quotidiens dans plusieurs villes du Texas. Le commentaire rappelle que Tesla pourrait rapidement se vanter que le kilométrage de ses robotaxis passe de quelques-uns à 10 millions de miles, mais il faut noter que ces kilomètres pourraient provenir en grande partie de 500 véhicules dans la région de San Francisco, conduits par des conducteurs humains et enregistrés comme un service de taxi humain ordinaire. Mélanger les kilomètres de conduite autonome et ceux de conduite humaine est trompeur.
Il reste encore un long chemin à parcourir entre le service de robotaxis et le niveau 4 destiné aux consommateurs. Les scénarios grand public comportent trop de variables, et un système « quasi-niveau 4 » sans cartographie locale ni radar (ou lidar) est difficile à faire confiance. Le commentaire suggère que les gouvernements devraient exiger que tous les modes de conduite autonome destinés aux consommateurs signalent directement aux autorités tout événement de reprise en main, en permettant aux personnes de décrire la raison de l’intervention via une option dans le véhicule, afin d’obtenir des données précises et d’éviter des divergences d’opinion sur les réalisations de Tesla.
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