Un projet de gouvernance de la cybersécurité en IA en Afrique, financé par le Japon, lancé au Ghana
2026-06-21 10:06
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fr.wedoany.com Rapport : Le projet de renforcement des capacités en matière de gouvernance de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité en Afrique, financé par le gouvernement japonais, a officiellement été lancé. Ce projet est mis en œuvre en partenariat entre le Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix (KAIPTC) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Lors de la cérémonie de lancement, le commandant du KAIPTC, le vice-maréchal de l’air David Anetey Akrong, a déclaré que les progrès technologiques rapides transforment le paysage du continent dans des domaines tels que la gouvernance, la sécurité, le développement économique et la prestation de services publics. Il a souligné que les gouvernements et les agences de sécurité africains déploient de plus en plus de systèmes pilotés par l’IA pour la gestion des frontières, la surveillance, le renseignement, la réponse aux catastrophes et l’efficacité administrative. Cependant, il a averti que la diffusion croissante des technologies entraîne également de nouveaux risques, notamment la cybercriminalité, les attaques par rançongiciel, l’espionnage numérique, la désinformation, les fausses informations, les deepfakes, ainsi que l’utilisation abusive des outils d’IA par des criminels et des groupes extrémistes. Akrong a souligné que la faiblesse des systèmes de réglementation, la coordination institutionnelle limitée et les lacunes en matière de capacités dans de nombreux pays africains aggravent les vulnérabilités, mettant en évidence la nécessité de renforcer la coopération régionale. Ce projet vise à améliorer la coordination, les capacités institutionnelles et la cohérence des politiques des États membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en matière de gouvernance de l’IA et de la cybersécurité.

L’ambassadeur du Japon au Ghana, Hiroshi Yoshimoto, a déclaré que le soutien du Japon à cette initiative repose sur sa vision d’une société numérique centrée sur l’humain, où la technologie sert les populations et améliore leur vie. Il a appelé à un effort international conjoint pour promouvoir une gouvernance de l’IA sûre, fiable et digne de confiance, soulignant qu’aucune institution ne peut à elle seule relever efficacement les défis de l’IA et de la cybersécurité. Yoshimoto a également mis en avant les relations de longue date entre le Ghana et le Japon, annonçant que l’année prochaine marquera trois jalons importants : le 100e anniversaire de l’arrivée du scientifique médical japonais, le Dr Hideo Noguchi, sur la Côte-de-l’Or (aujourd’hui le Ghana), le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Ghana et le Japon, et le 50e anniversaire du volontariat japonais au Ghana.

Le représentant du PNUD au Ghana, Niloy Banerjee, a qualifié ce projet de très opportun. Il a souligné que l’IA et les technologies numériques offrent d’immenses opportunités pour la croissance économique, l’innovation et la création d’emplois, mais qu’elles posent également des défis majeurs en matière de gouvernance, tels que la cybercriminalité, les conflits déclenchés par le numérique, ainsi que la cyberintimidation, le cyberharcèlement et les attaques contre les femmes et les enfants, qui sont des préoccupations majeures nécessitant une attention urgente. Banerjee s’est dit préoccupé par la fracture numérique croissante, avertissant que les inégalités d’accès aux technologies pourraient exacerber les inégalités sociales et économiques entre les pays et les communautés. Il a souligné l’importance de veiller à ce que personne ne soit laissé de côté dans le processus de transformation numérique, et a appelé à l’élaboration de politiques favorisant l’inclusion et l’égalité d’accès aux opportunités numériques. Ce projet aidera les gouvernements, les décideurs politiques et les institutions à élaborer des stratégies pour maximiser les avantages de l’IA tout en atténuant les risques associés aux technologies émergentes.

Dans le cadre de la cérémonie de lancement, un comité de pilotage a été mis en place pour guider la mise en œuvre du projet et soutenir la construction d’une Afrique plus sûre, plus sécurisée et plus résiliente sur le plan numérique.

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