fr.wedoany.com Rapport : La base navale de Clyde de la Royal Navy (HMNB Clyde) a déployé un atelier de fabrication additive conteneurisé, permettant aux ingénieurs de sous-marins de produire des pièces de rechange sur site par impression 3D, réduisant ainsi la dépendance à l’égard des chaînes d’approvisionnement traditionnelles et raccourcissant les temps d’arrêt des sous-marins.

Ces conteneurs maritimes modifiés sont équipés à l’intérieur de diverses installations de fabrication additive, notamment des imprimantes 3D, des scanners et des zones de travail d’ingénierie dédiées, permettant aux ingénieurs de numériser, concevoir et produire des pièces de rechange directement sur le lieu nécessaire.
La HMNB Clyde, située à Faslane en Écosse, est le port d’attache de l’ensemble de la flotte de sous-marins de la Royal Navy. Ce projet, supervisé par le groupe de livraison des sous-marins (SDG) en collaboration avec la société de défense et de sécurité QinetiQ, fait partie du plan de rétablissement de la maintenance des sous-marins de la Royal Navy, visant à améliorer la rapidité et la résilience de la maintenance des sous-marins.
Pour les sous-marins plus anciens, l’obtention de pièces de rechange est souvent entravée par des chaînes d’approvisionnement longues et des délais de livraison prolongés, de nombreuses pièces n’étant plus en circulation, ce qui aggrave les retards de maintenance. Ces ateliers aident à relever ce défi en imprimant des pièces sur site, permettant aux sous-marins de reprendre le service plus rapidement.
Deux conteneurs personnalisés par QinetiQ sont déjà arrivés sur le site. Le premier est utilisé pour l’ingénierie inverse, créant des répliques numériques précises des pièces à remplacer à l’aide d’un scanner portable ; le second atelier conteneurisé imprime ensuite les nouvelles pièces. QinetiQ exploitera ces conteneurs à Faslane, avec le soutien des sous-mariniers de la Royal Navy.
Le commandant Max, responsable de la fabrication additive au SDG, a déclaré qu’en permettant aux ingénieurs de produire des pièces sur site, on peut réduire la dépendance à des chaînes d’approvisionnement complexes et accélérer les délais de réparation, améliorant ainsi l’état matériel et la disponibilité des sous-marins.
Will Blamey, directeur général des activités de défense britannique de QinetiQ, a souligné que l’expertise de l’entreprise en fabrication additive, combinée aux dernières technologies installées à la HMNB Clyde, permettra d’imprimer, scanner et réaliser l’ingénierie inverse de pièces de sous-marins rapidement et à la demande au bord du quai, aidant ainsi les sous-marins à reprendre leurs missions opérationnelles plus rapidement. Les pièces plus complexes nécessaires au SDG seront soumises à une ingénierie inverse dans les installations spécialisées de QinetiQ à travers le Royaume-Uni, leurs fichiers numériques étant envoyés à un réseau agréé de PME britanniques de fabrication additive et avancée pour production.
Le commandant Max a ajouté que la fabrication additive n’est pas une panacée et ne remplacera pas les méthodes traditionnelles de chaîne d’approvisionnement, mais qu’elle viendra compléter et renforcer les capacités de fabrication actuelles pour soutenir la maintenance des sous-marins. Il s’agit d’une option supplémentaire offerte aux ingénieurs en chef et aux responsables lors de l’examen des solutions, et cette option verra ses capacités renforcées au fil du temps.
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