fr.wedoany.com Rapport : Air India a annoncé une réduction de sa surcharge carburant sur certaines liaisons internationales, concernant l’Amérique du Nord, l’Australie, l’Europe et le Royaume-Uni, en raison de la baisse des prix mondiaux du pétrole et du carburéacteur. Selon l’agence de presse indienne PTI, la surcharge carburant pour les liaisons vers l’Amérique du Nord et l’Australie est passée de 280 à 200 dollars, et pour les liaisons vers l’Europe et le Royaume-Uni, de 205 à 125 dollars. La surcharge révisée est entrée en vigueur le 1er juillet, et Air India n’a pas fait de commentaire.
Cette révision intervient dans un contexte d’apaisement des tensions géopolitiques en Asie de l’Ouest, qui avaient auparavant entraîné une forte hausse des prix du pétrole brut et du carburéacteur. Alors que les prix mondiaux du carburant baissent par rapport à leurs sommets précédents, les compagnies aériennes réévaluent leurs structures de surcharge. Selon des sources industrielles citées par NDTV, les compagnies aériennes adoptent une attitude attentiste, pesant le pour et le contre entre une suppression totale de la surcharge et un ajustement progressif, afin d’équilibrer les tarifs et la rentabilité.
Air India avait initialement introduit la surcharge carburant le 7 avril, alors que les prix du pétrole avaient grimpé en raison du conflit en Asie de l’Ouest et des perturbations dans le détroit d’Ormuz. Selon les données de l’Association du transport aérien international (IATA), pour la semaine se terminant le 27 mars, le prix mondial du carburéacteur était passé de 99,40 dollars le baril fin février à 195,19 dollars, soit une augmentation de près de 100 %. À l’époque, la surcharge pour les liaisons internationales était fixée entre 24 et 280 dollars, et pour les liaisons nationales entre 299 et 899 roupies. Le carburéacteur représente environ 40 à 45 % des coûts d’exploitation totaux d’une compagnie aérienne, ce qui en fait un facteur clé dans la détermination des tarifs.
Air India Express, la filiale low-cost d’Air India, a repris ses vols vers Salalah (Oman) et Koweït, rétablissant ainsi l’intégralité de sa connectivité avec l’Asie de l’Ouest. Ces vols avaient été suspendus en raison des perturbations liées au conflit régional. Avec la stabilisation des prix du carburant et l’amélioration des conditions de l’espace aérien, les vols sont rétablis par phases. La liaison Kozhikode-Salalah est exploitée deux fois par semaine depuis le 2 juillet, la liaison Kozhikode-Koweït est passée d’un vol par semaine à trois vols par semaine depuis le 3 juillet, la liaison Bengaluru-Koweït est passée d’un vol par semaine à trois vols par semaine depuis le 4 juillet, et la liaison Mascate-Mangaluru a été rétablie le 3 juillet. Tous les vols à destination de Koweït sont opérés depuis le terminal 4 de l’aéroport international de Koweït.
Air India Express dessert actuellement 13 destinations au Bahreïn, au Koweït, à Oman, au Qatar, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, avec environ 780 vols hebdomadaires entre l’Inde et l’Asie de l’Ouest. La compagnie a récemment ajouté de nouvelles liaisons, notamment Navi Mumbai-Abu Dhabi, Guwahati-Dubaï et Bengaluru-Phuket. Grâce à ces nouvelles routes, Air India Express exploite environ 415 vols hebdomadaires depuis Bengaluru et environ 85 vols hebdomadaires depuis Kozhikode.










