fr.wedoany.com Rapport : Le gouvernement indonésien a publié un règlement imposant l'utilisation obligatoire du diesel B50 à partir du 1er juillet 2026, une mesure visant à accélérer la promotion des biocarburants et à relever les défis de la sécurité énergétique.

Ce règlement prévoit une période de transition de trois mois pour permettre aux distributeurs et aux stations-service d'écouler leurs stocks restants. Selon la nouvelle réglementation, tout le diesel vendu dans le pays contiendra 50 % de biodiesel produit à partir d'huile de palme et 50 % de diesel minéral. D'après Reuters, cette décision est en partie motivée par l'instabilité récente du marché pétrolier international et l'escalade des conflits entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Auparavant, le pays appliquait la politique B40, qui consistait à ajouter 40 % de biodiesel au diesel conventionnel.
Bien que l'initiative indonésienne soit remarquable en raison de son taux de mélange élevé, le Brésil reste la référence mondiale en matière de biodiesel pour le transport routier. Depuis août 2025, le diesel vendu dans ce pays contient 15 % de biodiesel (B15), un taux considéré comme l'exigence la plus élevée pour ce type de carburant parmi les grandes économies mondiales. L'industrie s'attendait à ce que le Brésil passe au B16 en mars de cette année, mais cette augmentation a été reportée et le taux reste inchangé.
Les taux de mélange dans d'autres pays restent bien inférieurs à ceux du Brésil. En Argentine, le diesel contient 5 % de biodiesel principalement issu du soja. En Colombie, le taux de mélange est de 10 %. Aux États-Unis et au Canada, la moyenne nationale se situe entre 3 % et 4 %, bien que certains États comme la Californie, l'Oregon et le Minnesota utilisent des taux de mélange de B5 à B20 dans des programmes spécifiques. En Inde, l'utilisation de biodiesel est d'environ 0,5 %, mais le gouvernement s'est fixé pour objectif d'atteindre 5 % d'ici 2030. Dans l'Union européenne, le taux de mélange dans la plupart des pays avoisine les 7 %.
Outre la réduction des émissions de carbone, les progrès des biocarburants sont également motivés par des préoccupations de sécurité énergétique. Les récents conflits géopolitiques et la volatilité des prix du pétrole ont mis en évidence l'importance de diversifier les sources d'énergie et de réduire la dépendance aux combustibles fossiles importés. Dans ce contexte, de grands pays agricoles comme le Brésil et l'Indonésie voient dans les biocarburants une opportunité stratégique pour consolider leur économie, valoriser la production agricole et accroître la part des énergies renouvelables dans le secteur des transports. Les experts soulignent que l'expansion mondiale des biocarburants dépendra encore de l'équilibre entre la production agricole, la protection de l'environnement, les investissements technologiques et les politiques publiques.










