fr.wedoany.com Rapport : La spin-off deep-tech de l’Université de technologie de Delft (TU Delft), MagiQware, a bouclé un tour de table de pré-amorçage, pour un montant total de 575 000 euros (environ 658 000 dollars). Ce tour a été mené par la société de gestion d’investissements early-stage LUMO Labs via le programme TTT.AI, avec une première clôture de 500 000 euros, avant que Graduate Ventures et Delft Enterprises B.V. n’apportent conjointement des fonds supplémentaires, portant le financement total à 575 000 euros. Ces fonds serviront à accélérer le développement de produits, à valider le compilateur logiciel automatisé et à élargir l’équipe d’ingénierie technique.

MagiQware se concentre sur la réduction des ressources physiques importantes nécessaires au maintien du calcul quantique tolérant aux fautes (FTQC). Les algorithmes quantiques standard reposent sur la correction d’erreurs quantiques pour protéger les opérations des effets de la décohérence de phase, mais l’exécution de portes logiques non Clifford nécessite des « usines d’états magiques » constituées de sous-programmes algorithmiques spéciaux. Ces usines distillent des états magiques de haute fidélité en filtrant le bruit physique, mais le processus de distillation lui-même devient un goulot d’étranglement majeur, consommant généralement jusqu’à 90 % des qubits physiques et de l’espace de circuit dans un ordinateur quantique full-stack.
L’entreprise construit des outils d’optimisation spécialisés dans la pile de compilation et de logiciels quantiques pour abaisser ce seuil technique. L’équipe technique, dirigée par le Dr Arash Ahmadi (CEO), Shakeeb Majid (CTO), Sahar Hejazi (Dr, responsable des équipements) et le Dr Ali Moghaddam (responsable théorique), déploie des modèles d’apprentissage par renforcement spécialisés pour orchestrer la production d’états magiques. Grâce à des agents d’IA automatisés qui découvrent et optimisent dynamiquement les architectures de circuits de distillation, le compilateur de MagiQware a démontré une réduction de la longueur des circuits allant jusqu’à 40 % dans les usines cibles, réduisant ainsi les besoins globaux en matériel pour les développeurs de systèmes full-stack sans modifier la couche matérielle physique. Ces paramètres de financement et ces avancées techniques ont été respectivement divulgués par LUMO Labs, Graduate Ventures et MagiQware.










