fr.wedoany.com Rapport : L'Institut de protection des végétaux de l'Académie chinoise des sciences agricoles, en collaboration avec des universités chinoises, a révélé un nouveau mécanisme par lequel une mutation d'une seule base d'un gène de sensibilité du riz peut améliorer considérablement la résistance des plantes aux nématodes à galles. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans Nature Communications.

L'équipe de recherche a passé dix ans à identifier avec succès un gène de sensibilité parmi près de 400 accessions de riz. Ce gène agit comme un « complice intérieur » lors de l'invasion des nématodes : après l'infection, les nématodes suppriment activement la réponse immunitaire du riz, facilitant ainsi leur parasitisme et leur développement. Des études plus approfondies ont révélé que, chez certaines variétés de riz sensibles, une « variation minuscule » d'une seule base dans la région clé du promoteur de ce gène peut réduire considérablement l'activité de ce gène « complice », renforçant ainsi la résistance du riz aux nématodes. Il est à noter que des mutations homologues chez Arabidopsis thaliana ont également montré une amélioration de la résistance aux nématodes, indiquant que ce mécanisme est hautement similaire chez les plantes monocotylédones et dicotylédones, offrant une cible potentielle pour la sélection de variétés résistantes aux nématodes à large spectre.
Cette recherche a été soutenue par le Projet d'innovation scientifique et technologique de l'Académie chinoise des sciences agricoles, la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine et le Programme national de recherche et développement clés, entre autres.










