Le Canada choisit le sous-marin allemand Type 212CD pour un contrat d’environ 24 milliards de dollars américains
2026-07-07 17:05
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fr.wedoany.com Rapport : Dans le cadre d’un processus d’acquisition extrêmement rapide pour un contrat d’une valeur aussi élevée, le Canada semble avoir finalement choisi le sous-marin de conception allemande Type 212CD, plutôt que le KSS-III du sud-coréen Hanwha Ocean. La sélection du Type 212CD comme option privilégiée du Canada (en attendant la signature du contrat) intervient quelques jours avant le sommet de l’OTAN à Ankara, ce qui témoigne clairement de la détermination du Canada à renforcer ses capacités de défense. Le coût initial d’acquisition de ces sous-marins canadiens est estimé à environ 24 milliards de dollars américains.

Les 12 nouveaux sous-marins commandés par le Canada seront construits par une entreprise de coopération germano-norvégienne, et le Canada se joindra à cette collaboration. La coopération entre l’Allemagne et la Norvège dans l’acquisition de sous-marins a débuté avec une version antérieure basée sur le même design, le Type 212A (de taille beaucoup plus petite). Forte du succès de cette coopération, elle a été étendue, avec ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) comme chef de file pour la coque et le système de propulsion anaérobie basé sur des piles à combustible à hydrogène, la construction étant réalisée à Kiel. Le système de combat est développé conjointement par une filiale de TKMS et Kongsberg. La majeure partie de la flotte conjointe germano-norvégienne de sous-marins sera basée à Haakonsvern, en Norvège, et bénéficiera d’un soutien tout au long de son cycle de vie. On ne sait pas encore comment le Canada participera à la construction et au soutien de cette entreprise qui deviendra nécessairement tripartite. Cependant, comme l’Allemagne et la Norvège ont chacune commandé 6 sous-marins, la commande de 12 par le Canada en fera un partenaire égal aux deux autres pays. Le premier sous-marin de type 212CD construit pour la marine norvégienne devrait être mis à l’eau en 2027.

La coopération tripartite entre l’Allemagne, la Norvège et le Canada, couvrant la construction, la maintenance en service et les opérations de combat, ressemble à certains égards aux arrangements prévus dans l’accord sur les sous-marins du partenariat trilatéral de sécurité AUKUS. Cependant, le Canada a des réserves quant à la voie de la propulsion nucléaire, notamment pour des considérations de furtivité et tactiques, et doit également remplacer ses vieillissants sous-marins de classe Victoria dans un délai plus serré que celui de la voie nucléaire.

Le nouvel accord est moins coûteux, plus rapide à livrer et comporte une dimension politique importante. Après que le président Trump a menacé de faire du Canada le 51e État américain, le Premier ministre Carney a tenu à renforcer les liens du Canada avec l’Europe, même si cela doit se faire au détriment de la Corée du Sud dans les circonstances actuelles. Mais une flotte puissante de 12 sous-marins permettra au Canada d’accroître considérablement sa présence sous-marine dans le Pacifique et l’Atlantique.

L’Allemagne a joué un rôle de premier plan en cultivant l’intérêt du Canada pour un renforcement des liens politiques avec l’Europe. Lorsque le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, conduira une importante délégation de hauts responsables de l’industrie de défense allemande au salon canadien de la défense et de la sécurité CANSEC 2026 à Ottawa fin mai, l’accord sur les sous-marins sera probablement en tête de l’ordre du jour. On peut s’attendre à une coopération transatlantique accrue en matière de défense.

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