Centre des opérations maritimes commerciales du Royaume-Uni : le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a chuté d'environ 90 % par rapport à la période précédant le conflit

2026-08-25 16:54
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fr.wedoany.com Rapport : Le Centre des opérations maritimes commerciales du Royaume-Uni (UKMTO) estime que, malgré une brève reprise du trafic fin juin, le volume de navires transitant par le détroit d'Ormuz reste bien en dessous de la normale : les transits détectés par le système d'identification automatique (AIS) ont chuté d'environ 90 % par rapport à la ligne de base d'avant-conflit, poursuivant leur déclin depuis le pic enregistré du 24 au 26 juin. Les pétroliers continuent de dominer les navires en transit, et le volume global demeure freiné.

Le trafic dans le détroit d'Ormuz a chuté d'environ 90 % par rapport aux niveaux d'avant-conflit

Les données de Kpler indiquent que 4 navires ont traversé le détroit d'Ormuz dimanche, contre 13 le 22 août et 16 le 21 août ; ces chiffres peuvent varier en raison de la désactivation des transpondeurs AIS par certains navires lors du transit. Le 20 août, un très grand pétrolier brut (VLCC) transportant environ 2 millions de barils de pétrole brut émirati a quitté le détroit. En trois jours, 8 autres très grands transporteurs de gaz liquéfié ont traversé le détroit, dont 6 sont entrés à vide et 2 sont sortis chargés de gaz de pétrole liquéfié embarqué en Iran.

L'UKMTO souligne que la route méridionale d'Oman reste le corridor présentant le risque le plus élevé. Depuis le 6 juillet 2026, l'agence a signalé 16 attaques par projectiles, dont 14 sur cette route ; ces attaques ont endommagé les passerelles, les salles des machines et les structures de coque des navires opérant dans le détroit d'Ormuz et ses environs, la salle des machines étant la zone la plus touchée (11 cas), soulignant que les attaques peuvent directement affecter la manœuvrabilité et la continuité opérationnelle des navires. Plusieurs navires ont interrompu leur transit prévu ou se sont détournés vers le nord après avoir été attaqués, ce qui indique un comportement d'évitement des risques plutôt qu'une simple alternative d'itinéraire. En raison des attaques par projectiles, des préoccupations sécuritaires persistantes et du renforcement des activités d'application de la loi, les opérateurs privilégient de plus en plus la route septentrionale. Les opérations d'application de la loi menées par les États-Unis contre la navigation liée à l'Iran se poursuivent dans le golfe d'Oman et le golfe Persique, ajoutant encore à l'incertitude opérationnelle.

Les signalements de brouillage des systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS) restent inférieurs au pic du 26 mars, indiquant que la menace physique actuelle est plus préoccupante que le brouillage électronique. L'évaluation des menaces du Centre d'information maritime conjoint (JMIC) demeure à un niveau élevé : le niveau de risque dans le détroit d'Ormuz est « GRAVE (SEVERE) », et celui du golfe d'Oman, du golfe d'Aden et du détroit de Bab-el-Mandeb est « IMPORTANT (SUBSTANTIAL) ». Les dispositifs de séparation du trafic de l'Organisation maritime internationale (OMI) restent suspendus, sans aucun signe d'un retour prochain aux procédures de navigation normales.

Concernant le détroit de Bab-el-Mandeb, les données de Kpler montrent un trafic tout aussi faible : 24 navires de marchandises ont transité le 23 août, contre 32 le 22 août.

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