fr.wedoany.com Rapport : Afri Fund Capital a récemment dévoilé un plan de financement par dette de 6 milliards de dollars via une double cotation, visant à faire avancer les travaux clés du corridor de transport Lamu-Port-South Sudan-Ethiopia (LAPSSET) grâce à un modèle de financement piloté par le secteur privé. Ces fonds seront directement investis dans la construction de la ligne ferroviaire à voie normale reliant le port de Lamu à Moyale, à la frontière éthiopienne, et dans le développement d'un réseau routier à grande capacité ainsi que de plateformes logistiques dédiées.

Le corridor constituera une deuxième artère de transport stratégique, formant un « pont terrestre » reliant le bétail, les minéraux et les produits manufacturés, et desservira un marché de consommation de plus de 100 millions d'habitants. Des zones économiques spéciales et des villes de villégiature seront établies le long du tracé pour stimuler l'industrialisation et le tourisme, déplaçant le centre de gravité économique vers la frontière nord. Les fonds serviront à la construction du réseau routier à grande capacité, de la voie normale entre Lamu et Moyale, et des plateformes logistiques spécialisées.

Selon les estimations de Kenya Railways Corporation, le chemin de fer à voie normale du LAPSSET, d'une longueur totale de 2 377,45 km, coûtera environ 2,4 billions de shillings kényans (16 milliards de dollars), soit environ 1 milliard de shillings kényans (6,667 millions de dollars) par kilomètre. Plus précisément, la section Lamu-Isiolo (544,4 km) nécessitera 523,05 milliards de shillings (3,49 milliards de dollars) ; la section Isiolo-Moyale (475,9 km), 476,7 milliards de shillings (3,178 milliards de dollars) ; la section Isiolo-Nairobi (278,6 km), 358,8 milliards de shillings (2,392 milliards de dollars) ; et la section Mariakani-Lamu (325,35 km), 385,95 milliards de shillings (2,573 milliards de dollars).

En 2014, le Kenya a lancé la première phase du chemin de fer à voie normale entre Mombasa et Nairobi, sur 472 km. La section Nairobi-Naivasha (120 km) a été achevée en 2017. Le nouveau corridor prolongera la voie normale jusqu'à la frontière éthiopienne, et étendra les dépôts de conteneurs intérieurs d'Embakasi à Nairobi ainsi que ceux de Naivasha et Mai Mahiu, afin de désengorger le port de Mombasa et d'assurer un transport de marchandises fluide.
Précédemment, des études de faisabilité ont été réalisées en 2009 par une société de conseil portuaire japonaise et en 2015 par China Civil Engineering Construction Corporation, estimant le coût du projet à 10,4 milliards de dollars. Actuellement, le développement de la voie normale n'a pas encore démarré en raison d'un financement insuffisant, de problèmes de sécurité et de pressions liées à la dette en devises étrangères. Kenya Railways Corporation prévoit de mobiliser 275,9 milliards de shillings (1,84 milliard de dollars) au cours de l'exercice 2027/28, soit 11,4 % du coût total, provenant de subventions centrales, d'emprunts et des revenus du Fonds de prélèvement pour le développement ferroviaire.









