L'Université Javeriana de Colombie utilise des nanorevêtements et l'IA pour conserver le pollen de maïs et augmenter la production de semences hybrides
2026-06-05 11:52
Favoris

fr.wedoany.com Rapport : L'Université Javeriana de Cali, en Colombie, utilise des nanotechnologies et l'intelligence artificielle pour conserver le pollen de maïs afin d'améliorer la production de semences hybrides. Le maïs est la troisième culture la plus cultivée en Colombie. Selon les données de l'Unité de Planification Rurale et Agricole (Unidad de Planeación Rural Agropecuaria), à la fin de l'année 2025, la superficie cultivée en maïs dans le pays était de 515 531 hectares, avec une production de 1,5 million de tonnes. Environ 28 % du maïs produit localement est utilisé pour l'alimentation des poulets et des porcs. La production locale revêt une grande importance pour l'économie agricole, mais la majeure partie du maïs consommé dans le pays dépend encore des importations.

Le pollen de maïs peut stimuler la production céréalière

Les recherches indiquent que l'utilisation de semences hybrides permet d'obtenir des cultures plus productives et plus uniformes. Les semences hybrides sont obtenues par croisement de deux parents : l'un fournit le pollen, l'autre produit l'épi de maïs. Pour que le croisement réussisse, le pollen doit être disponible au moment précis où les soies sont prêtes à le recevoir, car chaque soie qui reçoit du pollen peut se transformer en un grain sur l'épi. L'étude précise que si le pollen arrive en retard, en quantité insuffisante ou avec une vitalité réduite, cela entraîne une diminution du nombre de grains, réduisant ainsi le rendement en semences. La vitalité du pollen est influencée par des facteurs tels que l'humidité, la température et le vent. Les recherches montrent que sa diminution peut entraîner une baisse de 15 % à 25 % de la production de semences hybrides.

Actuellement, la conservation du pollen est coûteuse et limitée par les infrastructures et la logistique. Le protocole de recherche de l'université propose de réfrigérer le pollen collecté à 4 degrés Celsius, puis de le traiter à l'aide d'un nanorevêtement développé à partir d'émulsions de Pickering et piloté par l'intelligence artificielle, permettant ainsi une pollinisation assistée à la demande au moment optimal de la synchronisation de la floraison. Le projet avance sur deux fronts : expérimental et computationnel. Sur le plan expérimental, les formulations sont conçues et leur stabilité évaluée, afin de vérifier la vitalité du pollen après encapsulation. Sur le plan computationnel, l'intelligence artificielle suggère des combinaisons de paramètres pour réduire le nombre d'expériences, et évalue la vitalité du pollen en analysant des images microscopiques, sans nécessiter de coloration, offrant des résultats plus rapides, reproductibles et extensibles.

L'Université Javeriana de Cali indique que cette technologie pourrait offrir aux producteurs de semences nationaux des moyens de pollinisation plus efficaces, renforcer leur compétitivité sur le marché international, avoir un impact positif sur l'économie agricole, tout en réduisant les coûts pour les petits et moyens producteurs.

Texte compilé par Wedoany. Toute citation par IA doit mentionner la source « Wedoany ». En cas de contrefaçon ou d'autre problème, veuillez nous en informer rapidement ; nous modifierons ou supprimerons le contenu le cas échéant. Courriel : news@wedoany.com