Le Bureau américain de la gestion des terres approuve les travaux initiaux de la mine d'uranium du Dakota du Sud
2026-06-19 13:37
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fr.wedoany.com Rapport : Le Bureau américain de la gestion des terres (BLM) a publié une constatation d'absence d'impact significatif (FONSI) et un dossier de décision, autorisant la construction initiale d'infrastructures pour le projet minier d'uranium Dewey-Burdock, dans le sud-ouest du Dakota du Sud. Ce projet a fait l'objet d'un examen réglementaire pendant plus d'une décennie. Cette autorisation est limitée et comprend une partie de la route d'accès, quatre puits de surveillance des eaux souterraines et une ligne électrique aérienne sur environ 240 acres de terres fédérales, dans le cadre du projet de 10 580 acres dans le comté de Fall River. La superficie totale perturbée autorisée sur les terres fédérales est d'environ 4,2 acres. Le promoteur est Powertech (USA) Inc. L'extraction d'uranium proprement dite est prévue sur des terrains privés adjacents, en utilisant la méthode de lixiviation in situ (ISR), qui consiste à faire circuler les eaux souterraines dans le gisement souterrain pour récupérer l'uranium dissous en surface. Les puits de production, les installations de traitement, les bassins de résidus et les activités d'extraction ne sont pas concernés par cette décision.

Par rapport à l'exploitation minière conventionnelle à ciel ouvert ou souterraine de l'uranium, la lixiviation in situ a une empreinte au sol plus réduite, sans grands tas de stériles ni installations de résidus. Cependant, cette méthode repose essentiellement sur les eaux souterraines : l'eau est injectée dans la zone minéralisée, l'uranium s'y dissout, puis la solution est pompée en surface pour être traitée. Par conséquent, la protection des aquifères est la principale préoccupation environnementale de tout projet de lixiviation in situ, et c'est également l'aspect qui a suscité le plus d'attention du public pour le projet Dewey-Burdock. Le BLM a reçu 764 commentaires publics lors de l'examen environnemental, portant sur la protection des eaux souterraines, les ressources culturelles, les préoccupations tribales, la justice environnementale et la conformité à la réglementation fédérale. Les quatre puits de surveillance des eaux souterraines autorisés par cette décision constituent la première étape de la caractérisation de base et de la surveillance continue, permettant aux autorités de réglementation de suivre si les opérations en phase de production restent dans des limites acceptables.

L'évaluation environnementale qui sous-tend la constatation d'absence d'impact significatif s'appuie sur le rapport générique d'impact environnemental de la Commission de réglementation nucléaire (NRC) de 2009 pour les installations d'uranium par lixiviation in situ, ainsi que sur le rapport complémentaire d'impact environnemental de 2014 spécifiquement élaboré pour le projet Dewey-Burdock. Le BLM s'est appuyé sur ces analyses existantes pour conclure que les infrastructures limitées autorisées sur les terres fédérales n'auront pas d'impact environnemental significatif nécessitant la rédaction d'un rapport d'impact environnemental complet. Pendant les phases de construction et d'exploitation actives, les inspecteurs du BLM doivent effectuer des visites sur site au moins deux fois par an. Conformément à la réglementation de gestion de surface de l'agence, toutes les caractéristiques de conception et les conditions d'approbation sont obligatoires, ces réglementations stipulant que les activités liées à l'exploitation minière sur les terres publiques doivent prévenir une « dégradation inutile ou excessive ».

Le projet Dewey-Burdock poursuit l'obtention de permis depuis le début des années 2010, y compris la procédure d'autorisation de la NRC qui a suscité une forte opposition tribale et environnementale. Le projet entre aujourd'hui dans un environnement politique différent de celui de son lancement. La demande d'électricité augmente en raison des centres de données et de l'électrification, tandis que les investissements fédéraux dans les technologies de réacteurs nucléaires avancés s'accélèrent. Les préoccupations concernant la concentration de la chaîne d'approvisionnement en uranium, principalement axée sur la production en Russie et au Kazakhstan, font de l'uranium national américain un sujet de discussion politique plus actif depuis plusieurs années. La décision du BLM est une autorisation limitée pour les infrastructures, et non un permis d'exploitation complète. Pour un projet qui a passé plus d'une décennie dans les circuits réglementaires, l'obtention de l'approbation pour des routes et des puits de surveillance sur des terres fédérales n'est pas anodine.

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