La Banque mondiale approuve 1,12 milliard de dollars pour moderniser le corridor commercial Cameroun-République centrafricaine
2026-06-25 15:14
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fr.wedoany.com Rapport : Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé le 12 juin 2026 un programme en plusieurs phases d'un montant total de 1,12 milliard de dollars pour moderniser le corridor Douala-Bangui. Ce corridor, long de plus de 1 400 kilomètres, constitue l'artère économique du Cameroun et une bouée de sauvetage essentielle pour la République centrafricaine, assurant plus de 80 % du commerce extérieur de ce pays. La première phase du projet, dotée de 525 millions de dollars, sera principalement consacrée à la réhabilitation prioritaire des infrastructures, à l'amélioration de la sécurité routière et à la réforme du système d'entretien au Cameroun, en République centrafricaine et dans la région de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEMAC).

Traversant le Cameroun et la République centrafricaine, le corridor Douala-Bangui est l'une des routes commerciales les plus importantes d'Afrique centrale. Cependant, en raison d'un manque d'entretien chronique, la chaussée est gravement dégradée, le coût du transport atteint 270 dollars par tonne, le temps de transit dans des conditions normales est de 9 à 12 jours, et l'on compte 38 postes de contrôle rien qu'au Cameroun, dont 17 impliquent des prélèvements informels. Ces obstacles entravent considérablement les flux commerciaux, font grimper les prix des biens de consommation, nuisent à la sécurité alimentaire et privent des millions de personnes d'opportunités économiques.

Selon le plan du projet, la première phase allouera 407 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et 18 millions de dollars de l'Association internationale de développement (IDA) au Cameroun, 90 millions de dollars de l'IDA à la République centrafricaine, et 10 millions de dollars de la fenêtre IDA GROW à la CEMAC. Les investissements serviront à remettre les tronçons prioritaires aux normes de résilience climatique, à installer des postes de contrôle de charge à l'essieu, à construire des hubs logistiques et des routes de desserte, à renforcer la chaîne de valeur, et à promouvoir la facilitation du commerce et les réformes institutionnelles. Les phases suivantes élargiront progressivement les interventions en fonction des résultats de la première phase et des enseignements tirés.

Cheikh Kanté, directeur régional de la Banque mondiale pour l'Afrique centrale, a indiqué que ce programme suit une approche progressive, combinant la réhabilitation des infrastructures, la logistique et les réformes politiques, ainsi que des mesures visant à libérer les opportunités économiques et à attirer les investissements privés. Selon les estimations de la Banque mondiale, le projet devrait créer entre 2 000 et 4 000 emplois directs et indirects sur sa durée, tandis que les activités d'entretien courant et périodique pourraient maintenir environ 150 à 250 postes de travail par an.

Le corridor Douala-Bangui est la principale voie de transport pour 80 % des marchandises au Cameroun. Ce projet s'inscrit dans la vision plus large de la Banque mondiale visant à soutenir l'intégration régionale en Afrique centrale. En réduisant les coûts de transport et en améliorant l'accès aux marchés, il devrait considérablement renforcer l'efficacité commerciale et le potentiel de croissance économique du Cameroun et de la République centrafricaine.

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