Le PDG d'Airbus, Guillaume Faury, a récemment averti que le projet américain d'imposer des tarifs douaniers sur de multiples secteurs pourrait placer Boeing face à des défis encore plus redoutables. Lors d'une interview à Toulouse, en France, Guillaume Faury a souligné que des tarifs transatlantiques affecteraient les industries aéronautiques des deux côtés de l'Atlantique, mais que Boeing, en tant que seule entreprise assemblant ses appareils exclusivement aux États-Unis, pourrait être plus durement touchée qu'Airbus, dont les activités sont réparties à l'échelle mondiale.
Airbus dispose de lignes d'assemblage à Mobile aux États-Unis, en Europe et en Chine, avec une chaîne d'approvisionnement plus flexible. Guillaume Faury a indiqué que l'intégration profonde d'Airbus dans la chaîne industrielle aéronautique américaine pourrait limiter l'impact ciblé des politiques tarifaires. À ce jour, aucune proposition concrète de tarifs dans le domaine aéronautique n'a émergé, ce qui est un signe encourageant. Faisant référence à l'histoire des tarifs aériens transatlantiques d'il y a cinq ans, qui avaient conduit à une situation de « double perte », Guillaume Faury a insisté sur le fait que les mesures protectionnistes finissent par nuire à toutes les parties.
Dans les domaines de la défense et de l'aérospatial, Guillaume Faury a appelé à une plus grande intégration industrielle en Europe : « Les technologies de défense européennes nécessitent des investissements à grande échelle ; la fragmentation actuelle limite l'amélioration de leur compétitivité. »









