fr.wedoany.com Rapport : ExxonMobil a informé le Département de l'Intérieur des États-Unis qu'elle ne renouvellera pas 163 baux fédéraux en eaux peu profondes dans le golfe du Mexique, couvrant environ 850 000 acres.

Ce géant pétrolier avait acquis ces zones lors des ventes de baux de 2021 et 2023 pour moins de 25 millions de dollars. Bien que ces zones soient généralement considérées comme marginales pour l'exploitation traditionnelle de pétrole et de gaz, elles étaient auparavant considérées comme ayant un fort potentiel pour la séquestration à grande échelle de dioxyde de carbone sous-marin.
Les autorités fédérales ont officiellement accepté plusieurs abandons de baux à la mi-juin, marquant un retrait significatif de l'entreprise du plateau continental extérieur fédéral.
Pendant des années, ExxonMobil a fait du lobbying auprès du Bureau de l'énergie océanique (BOEM) et du Département de l'Intérieur pour établir un cadre juridique permettant la conversion des baux pétroliers et gaziers traditionnels en blocs dédiés à la séquestration du carbone.
Le Département de l'Intérieur retarde le cadre offshore, étouffant la certitude commerciale. Plus tôt ce mois-ci, le Département de l'Intérieur a retiré de son ordre du jour à court terme la réglementation très attendue sur la séquestration offshore du dioxyde de carbone, repoussant le cadre réglementaire de plus de trois ans par rapport à la date limite légale initiale fixée par le Congrès.
Les analystes soulignent que, sans une feuille de route réglementaire fédérale claire, le fardeau économique de la détention de ces capitaux est devenu déraisonnable. Jack Andreasen Cavanaugh, chercheur en politiques énergétiques à l'Université Columbia, a déclaré qu'il est impossible de savoir quand la certitude réglementaire sera obtenue, ce qui rend le renouvellement des baux dénué de sens.
Cet abandon massif ne doit pas être interprété comme un désintérêt d'ExxonMobil pour le secteur de la gestion du carbone. L'entreprise, dont le cœur de métier est le captage de carbone terrestre en tant que service, s'appuie sur des accords avec de grands émetteurs du corridor industriel de la côte du Golfe, et son expansion aurait dépassé les prévisions internes. Cette action reflète un pragmatisme face à l'impasse bureaucratique : l'entreprise redirige ses fonds des eaux fédérales stagnantes vers des projets terrestres et dans les eaux des États, où les permis avancent et les revenus sont plus proches de la réalisation.










