fr.wedoany.com Rapport : Le 16 juillet, une équipe de recherche de l'American Chemical Society (ACS) a développé un « plastique vivant » (living plastic) capable de se décomposer spontanément dans des conditions spécifiques, en utilisant le Bacillus subtilis, ouvrant ainsi une nouvelle voie pour le traitement des déchets plastiques traditionnels.
![Un tas de déchets plastiques. [Pixabay]](https://img.wedoany.com/2026/0719/20260719113517465.jpg)
Les bouteilles, sacs et autres produits en plastique traditionnel peuvent persister dans l'environnement naturel pendant des décennies, voire des siècles, et les microplastiques issus de leur décomposition peuvent pénétrer dans le corps humain par les voies navigables. Cette étude intègre des spores dormantes de Bacillus subtilis à l'intérieur du plastique et conçoit un mécanisme de travail où deux enzymes de décomposition sont activées séquentiellement. Lorsque des conditions spécifiques sont réunies, les spores microbiennes sont activées et le plastique est entièrement décomposé en monomères de base, sans générer de microplastiques.
L'équipe de recherche a appliqué cette technologie au polycaprolactone (PCL), un plastique biodégradable couramment utilisé dans l'impression 3D et les fils de suture médicaux. Les expériences montrent que le matériau, stable à température ambiante, se décompose complètement en 6 jours après l'injection d'une solution nutritive à 50 degrés Celsius, qui active les spores. L'équipe a également fabriqué des électrodes portables pour les mesures électrocardiographiques à partir de ce matériau ; après un fonctionnement normal, les électrodes ont complètement disparu en deux semaines suite au processus d'activation.
Le professeur Zhu Aojun Dai (transcription phonétique), qui a dirigé l'étude, a déclaré que bien que les plastiques existants puissent durer des centaines d'années, de nombreux produits, comme les matériaux d'emballage, ont une durée d'utilisation très courte. La recherche vise à offrir une nouvelle méthode permettant de concevoir simultanément la durabilité et la capacité de décomposition. Les résultats ont été publiés dans la revue académique internationale ACS Applied Polymer Materials. L'équipe prévoit ensuite de développer une technologie permettant d'activer les microbes également dans l'eau, afin de résoudre le problème des plastiques océaniques, et d'explorer l'application de cette technologie à d'autres produits plastiques, tels que les matériaux d'emballage jetables.










