Selon le dernier rapport annuel d'Arthur Loyd Logistique, le marché de l'immobilier logistique français a révélé plusieurs tendances clés l'année dernière. Camille Della-Balda, responsable de l'étude, souligne : « Malgré une demande toujours atone et sélective, l'orientation a été maintenue. » Les données montrent que la surface mise sur le marché en France en 2025 a légèrement dépassé les 3 millions de mètres carrés, soit une baisse de seulement 3 % par rapport à 2024, mais une diminution de 20 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le nombre de transactions est passé de 114 à 135, indiquant une réduction de la taille moyenne des opérations.
Sur le marché de l'immobilier logistique, les prestataires de services restent le principal moteur, représentant 47 % de la demande de mise sur le marché, mais beaucoup sont confrontés au défi de remplir leurs entrepôts existants. La région des Hauts-de-France représente 15 % de la demande nationale, bien qu'il s'agisse de son niveau le plus bas depuis 5 ans, en baisse de 32 %. La part de marché des clients industriels a augmenté pour la troisième année consécutive, atteignant 24 %, dépassant ainsi celle du commerce électronique (21 %), dont la croissance est en partie due à l'entrée sur le marché d'opérateurs liés à la Chine.
La part des nouvelles constructions dans la surface totale mise sur le marché est tombée à 57 %, son niveau le plus bas depuis 10 ans, principalement en raison de la libération de l'offre existante qui dynamise le marché secondaire, ainsi que d'une offre limitée en projets neufs. Le taux de vacance a augmenté après le point bas de fin 2023, mais reste globalement stable. La moyenne française est de 5,8 %, légèrement au-dessus du seuil critique de liquidité du marché. Camille Della-Balda indique que cela reflète un ajustement du marché de l'immobilier logistique.
L'équipe d'Arthur Loyd a également invité l'intervenant Eric Le Mignon à s'exprimer. Il a insisté sur l'importance de la qualité de l'environnement de travail des opérateurs d'entrepôts, comme les espaces sociaux et l'éclairage naturel, facteurs de performance souvent sous-estimés. Ce point de vue a suscité des discussions parmi les promoteurs et les investisseurs, soulignant la nécessité pour le marché de l'immobilier logistique français d'équilibrer les indicateurs économiques et la dimension humaine.









