Le segment sur le vrac sec à Genève se concentre sur l'avenir du secteur
2026-05-09 16:43
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fr.wedoany.com Rapport : En mai 2026, la dernière table ronde de la première journée de la conférence sur le transport maritime de vrac sec, qui s'est tenue à Genève, en Suisse, s'est concentrée sur le rôle des courtiers à l'ère des données et de l'intelligence artificielle. Un panel composé de dirigeants d'armateurs, d'affréteurs et de plateformes de données a mené une discussion approfondie sur cette question centrale pour le secteur.

Le modérateur de la table ronde, Emanuele Ravano, co-directeur général de la société de courtage IFCHOR GALBRAITHS, a lancé la discussion en demandant : « Serons-nous au chômage d'ici dix ans ? ». Bien que la réponse ait été négative, le consensus du panel a été que la profession évolue plus rapidement que prévu.

Kalli Livanos, directrice commerciale de Kyla Shipping, a souligné que les bouleversements géopolitiques, les changements réglementaires et la transition vers la décarbonisation rendent le processus de négociation plus complexe et plus long. Cependant, Malgorzata Gill de Holcim Trading a exprimé un avis différent, estimant que les processus fondamentaux consistant à « décrocher le téléphone, contacter un courtier, rédiger les points clés du mémorandum et exécuter » n'ont pas changé. Emily Koo, directrice générale du groupe d'armateurs hongkongais TCC Group, a également souligné que malgré l'augmentation du bruit sur le marché, « ce qui reste constant, ce sont les personnes – que ce soit dans les relations avec les partenaires commerciaux ou avec les collègues à bord des navires. »

Le débat s'est concentré sur l'équilibre entre les données et l'intuition. Andrew Roberts de RightShip a décrit le passage d'un modèle « dirigé par l'humain, assisté par les données » à un modèle « dirigé par la machine, assisté par l'humain ». Mais Mme Livanos a répondu par un exemple concret : lorsque deux cargaisons sont parfaitement identiques sur le papier, elle appelle pour s'enquérir de la réputation de coopération de la contrepartie. Ce jugement intuitif, fondé sur l'instinct humain et des données qui ne peuvent être intégrées dans un algorithme, est souvent déterminant.

L'analyse d'Emilie Nourry, directrice du transport maritime chez Eramet, a été particulièrement perspicace. Elle a déclaré ne pratiquement pas utiliser l'intelligence artificielle pour la conclusion de contrats et la prise de décision, car « avec ou sans IA, la responsabilité m'incombe toujours. » Elle a clairement indiqué que ce dont elle a le plus besoin de la part de ses courtiers, c'est l'information sur « qui se cache derrière la contrepartie », et que cela « vient de l'expérience, du jugement, de la perception. C'est là que réside la valeur humaine. »

Le panel a également discuté de l'évolution des préoccupations des affréteurs. Mme Nourry a indiqué se concentrer davantage sur l'armateur que sur le navire lui-même, le choix du bon partenaire étant crucial. Mme Gill estime que la conformité est devenue un avantage concurrentiel. Concernant l'avenir des courtiers, Mme Gill les a définis comme « mes yeux et mes oreilles » et « un cerveau supplémentaire », fixant des normes claires pour les nouveaux courtiers.

Mme Koo a offert une défense chaleureuse de la relation avec les courtiers, estimant que certains courtiers s'occupent des affaires depuis des générations, apportant une valeur très intangible. En envisageant le processus de conclusion de contrats dans dix ans, Mme Nourry a été concise : « Derrière chaque décision, il y aura toujours un être humain en chair et en os. » Mme Gill a contribué par la phrase la plus mémorable : « Ce qui pourrait nous surprendre, c'est justement que les changements soient si minimes. Notre secteur est très conservateur. »

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