fr.wedoany.com Rapport : Le groupe chinois GCL a mis en service à Kunshan, dans la province du Jiangsu, la première usine au monde de production de modules photovoltaïques en pérovskite à l’échelle du gigawatt, marquant l’entrée de la troisième génération de technologies de cellules solaires dans la phase de production industrielle de masse. Cette usine a une capacité de production prévue de 2 gigawatts, pour un investissement total d’environ 5 milliards de yuans (près de 700 millions d’euros), et vise à réduire la dépendance aux matériaux silicium traditionnels.
Selon les statistiques de l’institut de recherche énergétique Ember, le silicium représente actuellement 80 % des exportations photovoltaïques chinoises. Grâce à une production verticalement intégrée, GCL parvient à comprimer considérablement les coûts, avec un prix unitaire cible pour ses modules en pérovskite de 0,075 euro par watt, soit environ la moitié du coût des technologies actuelles. L’usine peut actuellement produire 300 cellules par jour. En termes d’efficacité, le rendement de conversion des modules en pérovskite à simple jonction atteint 19,04 %, tandis que celui des modules tandem silicium-pérovskite s’élève à 29,51 %. Ces données, certifiées par l’Institut national de métrologie de Chine, dépassent le précédent record de 25,2 % détenu par l’Institut IMDEA Nanoscience en Espagne.
La structure cristalline des matériaux pérovskites étant susceptible de se dégrader sous l’effet de la chaleur et de l’humidité, la stabilité constitue un défi majeur pour leur commercialisation. Pour répondre à ce problème, une étude publiée dans la revue allemande « Advanced Materials » montre que l’équipe du professeur Nazario Martín, à Madrid, utilise la molécule PTZ-Fl pour inhiber la dégradation du matériau. L’industrie chinoise teste actuellement la durabilité des modules dans l’environnement de rayonnement ultraviolet extrême du désert de Kubuqi. En ce qui concerne les procédés de fabrication, l’utilisation de silicium granulaire permet de réduire la consommation d’énergie de 70 % et les émissions de carbone de 42 %, ce qui facilite l’obtention des certifications bas carbone requises pour le marché de l’Union européenne, et permet une traçabilité environnementale complète du processus grâce à la technologie blockchain.
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