fr.wedoany.com Rapport : Le ministre de l’Agriculture du Kazakhstan, Aidarbek Saparov, a déclaré lors de la séance plénière du Sénat que le mécanisme actuel de subvention des intérêts est un outil efficace et le plus équilibré pour soutenir le secteur agricole, permettant de maintenir des conditions de prêt abordables pour les agriculteurs tout en attirant des capitaux privés.
Selon le ministre, ce mécanisme offre une alternative aux prêts budgétaires. Afin d’alléger la charge du budget républicain, le Kazakhstan a choisi de subventionner les intérêts des obligations de prêt, attirant ainsi d’importants fonds extrabudgétaires dans le financement du secteur.
Grâce à cet outil, environ 700 milliards de tenges ont été utilisés pour financer les semis de printemps et les récoltes, couvrant environ 8,5 millions d’hectares de surfaces ensemencées et environ 8 000 producteurs agricoles. Parmi eux, 96 % des bénéficiaires sont des petites entreprises, 3 % des moyennes entreprises et 1 % des grandes entreprises.
L’application de ce mécanisme est l’un des facteurs ayant permis au secteur agricole d’enregistrer des récoltes record pendant deux années consécutives. Parallèlement, la diversification de la structure des semis se poursuit : au cours des deux dernières années, la superficie ensemencée en blé a diminué de 1 million d’hectares pour atteindre 12,1 millions d’hectares, tandis que celle des oléagineux a augmenté de 1,1 million d’hectares pour atteindre 4,1 millions d’hectares, et celle des légumineuses a augmenté de 300 000 hectares pour atteindre 800 000 hectares.
Les recettes d’exportation du complexe agro-industriel ont atteint 7 milliards de dollars, soit environ 3,5 billions de tenges. Les données du ministère montrent également que chaque billion de tenges de prêts concessionnels peut générer jusqu’à 15 billions de tenges de production brute totale du complexe agro-industriel.
Le ministère a souligné que le transfert d’une partie des obligations de paiement des intérêts à la Société de crédit agricole du Kazakhstan (AKK) et à la Société de financement agricole du Kazakhstan (KAF) entraînerait une augmentation de leurs coûts financiers, qui seraient finalement répercutés sur les emprunteurs. Cela pourrait entraîner une hausse du coût des ressources de crédit pour les acteurs du secteur agricole et réduire l’accessibilité du financement concessionnel.
Le ministre a également souligné que, conformément à la loi sur les biens de l’État et au Code budgétaire, les entreprises quasi publiques, y compris la Société de crédit agricole et la Société de financement agricole, sont tenues de verser au moins 70 % de leurs bénéfices sous forme de dividendes aux recettes de l’État. Les bénéfices de ces organisations sont ainsi restitués à l’économie nationale et utilisés à des fins, notamment, de développement agricole.
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