L’État de Lagos au Nigeria promeut la coopération régionale pour renforcer la résilience climatique
2026-06-29 10:31
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fr.wedoany.com Rapport : Le gouvernement de l’État de Lagos, au Nigeria, a annoncé qu’il collaborera avec d’autres États du sud-ouest pour élaborer une stratégie de développement régional visant à réduire la pression démographique croissante sur la ville, tout en renforçant la résilience climatique et en favorisant un développement urbain durable.

Cette initiative a été dévoilée lors de la « Conférence sur le dialogue politique pour l’adaptation climatique dans le golfe de Guinée à Lagos : construire un avenir meilleur », organisée au siège de l’Agence de protection de l’environnement de l’État de Lagos (LASEPA). Les responsables gouvernementaux et experts climatiques présents ont souligné l’urgence d’une action coordonnée face au changement climatique, à l’urbanisation rapide et à la dégradation de l’environnement.

Le commissaire à l’Environnement et aux Ressources en eau de l’État de Lagos, Tokunbo Wahab, a déclaré lors de l’atelier que l’État avait dépassé la phase de discussion sur l’action climatique et mettait désormais en œuvre des mesures d’adaptation concrètes pour protéger les écosystèmes et se préparer aux défis climatiques futurs. Il a rappelé qu’après la publication du « Plan d’adaptation et de résilience climatique de Lagos » lors de la 28e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28) à Dubaï l’année dernière, l’État s’efforçait d’aligner ses politiques environnementales et de développement sur les objectifs de ce plan. Wahab a souligné que, malgré la pression d’une croissance démographique rapide, chaque initiative majeure du gouvernement doit être guidée par le renforcement de la résilience climatique, la protection de l’environnement et la garantie d’un développement durable. Il a également noté que le choix de Lagos comme site pilote pour ce dialogue politique sur le climat témoignait de la reconnaissance de son leadership en matière de gouvernance climatique et de ses efforts pour développer des solutions environnementales pratiques. Le commissaire a averti que l’adaptation climatique est devenue une urgence nécessitant un leadership audacieux, une coopération et un engagement continu de toutes les parties. Il a également souligné que la population croissante et l’urbanisation rapide de Lagos exercent une pression énorme sur les infrastructures et les écosystèmes naturels, et qu’une planification minutieuse est essentielle pour l’avenir de l’État. Wahab a rappelé que l’État est très vulnérable à l’élévation du niveau de la mer et aux catastrophes climatiques associées, et que le remblaiement incontrôlé, la destruction des zones humides et l’empiètement sur les mangroves augmentent continuellement les risques environnementaux et la vulnérabilité aux inondations. Il a révélé que le gouvernement avait pris les mesures nécessaires pour démolir les constructions illégales érigées sur les zones humides et les canaux de drainage, afin de protéger les infrastructures naturelles et de minimiser les inondations, tout en appelant au strict respect des réglementations d’urbanisme pour garantir une croissance urbaine ordonnée et écologiquement durable.

Le commissaire à la Planification physique et au Développement urbain de l’État de Lagos, le Dr Oluyinka Olumide, a révélé dans son discours que l’État avait entamé des discussions avec les États voisins du sud-ouest sur un plan de développement régional équilibré pour atténuer les pressions migratoires. Il a expliqué que la création de la Commission de développement du sud-ouest offrait une opportunité de coordonner le développement régional et d’étendre la croissance économique au-delà de Lagos. Olumide a souligné que le gouvernement reconnaissait la nécessité de travailler avec la nature plutôt que contre elle, et que les pressions croissantes du développement menaçaient la stabilité écologique. Il a noté que la rénovation urbaine et la promotion du développement vertical dans des endroits appropriés pouvaient contribuer à réduire la pression foncière et à protéger les zones environnementales importantes. Il a également averti les résidents de ne pas entreprendre de projets de construction sans l’approbation du gouvernement, soulignant que les permis d’urbanisme visent à protéger l’environnement et la sécurité publique.

Le professeur Emmanuel Akpang, chef de l’équipe de l’Institut Salata pour le climat et le développement durable de l’Université Harvard, a souligné lors des discussions que Lagos était confrontée à des défis climatiques urgents nécessitant une planification et des interventions politiques fondées sur la science. Il a averti que si des problèmes tels que l’affaissement des sols, la pression côtière démographique et l’insuffisance des mesures d’adaptation n’étaient pas résolus efficacement, Lagos pourrait faire face à de graves conséquences d’ici 2050. Akpang a préconisé une stratégie d’adaptation hybride combinant des solutions fondées sur la nature et des interventions techniques, et a souligné que les preuves scientifiques devaient guider les politiques publiques. Il a également noté la nécessité de renforcer la coopération entre les gouvernements fédéral, étatiques, locaux et les communautés, et que les résidents devraient être activement consultés et impliqués dans des initiatives telles que la restauration des mangroves et la protection des écosystèmes.

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