fr.wedoany.com Rapport : Le Conseil sud-africain des sciences géologiques (CGS) et le Service géologique des Pays-Bas (TNO) ont signé un protocole d’accord pour faire progresser la cartographie géoscientifique intégrée, la recherche sur les matières premières critiques et l’élaboration de politiques connexes. Ce protocole a été signé les 7 et 8 juillet lors du lancement de la fenêtre de partenariat Afrique du Sud-UE à Tzaneen, dans la province du Limpopo.
Le Dr Taufeeq Dhansay, directeur exécutif du développement géoscientifique intégré au CGS, a déclaré à Mining Weekly que cette coopération devrait renforcer la cartographie géoscientifique intégrée, améliorer la connaissance du potentiel de l’Afrique du Sud en minerais critiques et favoriser l’élaboration de politiques privilégiant la valorisation par transformation plutôt que l’exportation de matières premières.
Dhansay a souligné que la demande mondiale croissante de matières premières critiques, stimulée par l’industrie des véhicules électriques, combinée aux changements des priorités géopolitiques, rend de plus en plus importante la sécurisation de chaînes d’approvisionnement fiables en minerais. L’UE a des besoins spécifiques en matières premières critiques, notamment des métaux et des matériaux pour véhicules électriques ; son économie repose sur le développement de ces matières premières et la production de divers biens manufacturés pour des secteurs comme l’automobile. Avec l’évolution des agendas géopolitiques, les pays se livrent une concurrence pour garantir un approvisionnement stable en matières premières critiques.
Dans ce contexte, Dhansay a souligné que l’Afrique du Sud possède un énorme potentiel minier inexploité, mais qu’elle ne l’a pas encore pleinement réalisé, car une cartographie géoscientifique intégrée à haute résolution n’a pas été achevée sur l’ensemble du territoire national. Il a ajouté que l’Afrique du Sud a lancé un programme de cartographie géoscientifique intégrée, et qu’à la fin de l’année dernière, 20 % du pays avait été cartographié, révélant une vaste base de ressources encore inexploitées.
Dhansay a également indiqué que l’UE considère l’Afrique du Sud comme une destination importante pour les matières premières critiques, ce qui rend la coopération entre le CGS et le TNO particulièrement cruciale. Cependant, l’objectif de l’Afrique du Sud n’est pas simplement d’exporter des matières premières, mais d’élargir la valorisation et la fabrication en aval en ajoutant de la valeur aux ressources minérales avant leur exportation. Cette coopération vise à aligner les priorités de développement de l’Afrique du Sud sur celles de ses partenaires internationaux, tout en soutenant le développement industriel et la création d’emplois.
Dhansay a insisté sur le fait que cet accord repose sur la collaboration, et non sur une formation d’une partie par l’autre. Le CGS et le TNO compareront leurs méthodes scientifiques respectives pour améliorer conjointement les techniques de cartographie géologique, les capacités de modélisation et les projets géoscientifiques plus larges. Les domaines prioritaires comprennent la cartographie géologique, géophysique et géochimique intégrée, l’élaboration de politiques relatives aux émissions de CO₂, ainsi que la gouvernance et les chaînes d’approvisionnement des matières premières critiques.
La province du Limpopo a été choisie comme site géologique pour les travaux de terrain, car elle allie un fort potentiel géologique à une stratégie de développement favorable aux investissements dans les sciences géologiques, la gestion environnementale et l’exploitation minière. Dhansay estime que le Limpopo est riche en ressources naturelles et que l’application des sciences géologiques et l’approvisionnement en matières premières critiques répondent bien aux besoins de développement socio-économique de la province. Dans le cadre du partenariat plus large entre l’Afrique du Sud et l’UE, les discussions entre le CGS et le TNO durent depuis environ deux ans. Après la signature du protocole d’accord, les deux organisations entameront immédiatement des travaux conjoints de collecte, de traitement et d’interprétation des données géologiques, afin d’identifier les futures opportunités d’investissement et de soutenir les politiques favorisant le développement des minerais critiques et leur valorisation par transformation.









