Le TGN chilien inaugure un terminal automatisé de concentré de cuivre, avec une capacité de transbordement annuelle de 4 millions de tonnes
2026-06-08 14:22
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fr.wedoany.com Rapport : Lors du « Séminaire international sur le transport maritime de vrac sec : défis, solutions et meilleures pratiques », l’automatisation, la numérisation et l’optimisation des infrastructures pour transformer la logistique portuaire du vrac ont été au cœur des débats. Organisé par Future Events et sur invitation de MundoMaritimo, cet événement a réuni Sergio Zamorano, PDG de FAM BEUMER Group pour l’Amérique latine, Ismael Torres, responsable du développement commercial de Prodevelop pour l’Amérique latine, Alejandro Valenzuela, responsable du terminal automatisé TGN d’Ultraport, et Francisco Martínez, directeur adjoint des opérations de TGN Ultraport. Ensemble, ils ont analysé les avancées technologiques qui transforment le secteur du vrac, ainsi que les défis des terminaux en matière d’efficacité, de capacité opérationnelle et de développement du capital humain.

Sergio Zamorano a souligné que les progrès des systèmes de transport continu et des outils numériques propulsent les terminaux de vrac vers une nouvelle phase de modernisation. Il a mis en avant les avancées des systèmes de transport continu par convoyeurs à bande, qui remplacent progressivement l’utilisation intensive de camions dans les opérations minières et portuaires. Il a cité l’exemple de la Chine, qui exploite le plus grand système de transport tubulaire de fines de minerai de fer au monde, avec une capacité de 5 500 tonnes par heure. De nombreuses usines et terminaux sont reliés par des convoyeurs, remplaçant des milliers de trajets de camions et améliorant considérablement l’efficacité logistique. Zamorano a également insisté sur l’importance d’impliquer tôt les clients, consultants et fournisseurs dans le développement de nouveaux projets, afin de concevoir des solutions optimales et adaptées aux besoins opérationnels.

Ismael Torres a ajouté que la transformation technologique doit aller au-delà des opérations de manutention, et que la numérisation portuaire ne peut ignorer la partie maritime, les zones de mouillage, la congestion des navires, ni la coordination terrestre avec les camions et les trains. Il a noté que la plupart des terminaux de vrac en Amérique du Sud utilisent encore des outils traditionnels comme Excel et les e-mails, laissant une grande marge de progression en matière de numérisation. Dans ce contexte, il a souligné l’importance de la mise en œuvre de systèmes de gestion, de systèmes communautaires portuaires (PCS), de supervision des équipements et de jumeaux numériques, des technologies qui permettent d’anticiper les problèmes, de réduire la congestion et d’améliorer l’efficacité globale de la chaîne logistique.

Ultraport a présenté la mise en service du nouveau terminal de chargement de concentré de cuivre du Terminal de Vrac Nord (TGN). Ce terminal vise à répondre à la croissance de l’industrie minière et à atténuer la congestion opérationnelle dans la baie de Mejillones, dans le nord du Chili. Considéré comme unique au monde en raison de son intégration technologique, le terminal fonctionne à 100 % avec des énergies renouvelables et dispose d’une capacité de transbordement annuelle de 4 millions de tonnes. Sa capacité de chargement est conçue pour 1 800 tonnes par heure, sa zone de stockage peut accueillir 3 700 conteneurs, le processus de chargement est entièrement automatisé, et il peut recevoir des navires d’une longueur allant jusqu’à 229 mètres. Alejandro Valenzuela, responsable du TGN d’Ultraport, a souligné que l’automatisation améliore non seulement l’efficacité, mais apporte également des normes de sécurité plus élevées. Matías Ormazábal, responsable de la mécanisation portuaire d’Ultraport, a indiqué que ce projet transforme une opération traditionnelle en une plateforme prête pour le transbordement de nouvelles marchandises. En matière de capital humain, Francisco Martínez, directeur adjoint des opérations de TGN Ultraport, a déclaré que la formation des travailleurs était essentielle au lancement du projet. L’entreprise a mis en place un programme de formation avec des formateurs internes, dispose d’un centre de formation et a développé des outils pour accompagner la transition des compétences des travailleurs.

Les experts présents s’accordent à dire que le secteur du vrac est confronté à des défis majeurs en matière d’efficacité, de numérisation et de développement du capital humain. Ismael Torres a souligné que le défi consiste à évoluer vers des processus plus standardisés et numérisés, afin d’anticiper la congestion et d’optimiser les opérations maritimes et terrestres. Matías Ormazábal a insisté sur le fait que l’automatisation doit s’accompagner de stratégies de formation et de reconversion, pour renforcer les compétences des travailleurs et créer des opportunités de développement adaptées aux nouvelles exigences opérationnelles. Sergio Zamorano a averti que le principal défi des ports sera de gérer les volumes de marchandises prévus dans un contexte d’espace limité pour l’extension des infrastructures. Au cours des cinq à sept prochaines années, le défi sera d’utiliser les actifs et équipements existants pour traiter de 30 à 40 % de marchandises en plus qu’actuellement, avec une efficacité accrue.

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