fr.wedoany.com Rapport : Emirates est en pourparlers avec plusieurs compagnies d’assurance pour lancer un produit d’assurance voyage destiné aux passagers à destination ou en transit par Dubaï, afin de résoudre le problème des voyageurs qui ne peuvent pas obtenir une couverture d’assurance standard pour leurs déplacements dans la région du Golfe.
Ce projet a été dévoilé par Tim Clark, président d’Emirates, lors d’un entretien accordé au Financial Times le 11 juin 2026. M. Clark a indiqué que ce produit serait « à un prix raisonnable » et a promis qu’il garantirait le retour des passagers à leur point de départ, que le vol de retour soit opéré par Emirates ou par une autre compagnie aérienne.
M. Clark a souligné que l’une des plus grandes craintes des voyageurs est de rester bloqués à l’étranger sans pouvoir rentrer. Emirates travaille avec des compagnies d’assurance pour « faire ce qui est juste ».
Le conflit actuel au Moyen-Orient dure depuis plus de trois mois, et plusieurs pays maintiennent toujours des avis de voyage « déconseillé » pour la région du Golfe. Ces avis rendent caduques les nouvelles souscriptions d’assurance voyage standard, car la plupart des polices considèrent les avertissements gouvernementaux comme des événements connus et appliquent des clauses d’exclusion pour guerre et conflit. Les voyageurs peuvent encore obtenir une couverture spécialisée auprès de petites compagnies d’assurance à haut risque, mais avec des primes plus élevées et des conditions plus strictes, créant ainsi une lacune en matière de protection des consommateurs. De nombreux voyageurs ne découvrent le problème qu’au moment de faire une réclamation.
Malgré ces avis de voyage, environ 40 000 passagers transitent chaque jour par l’aéroport de Dubaï, contre environ 100 000 avant le conflit, mais ce chiffre est en constante augmentation. M. Clark a indiqué que certains vols au départ de Londres étaient déjà « complets », même si les passagers ne peuvent pas obtenir d’assurance standard.
En ce qui concerne l’assurance contre les risques de guerre propre à la compagnie aérienne, des rapports indiquent qu’Emirates paie environ 100 000 dollars supplémentaires par semaine pour couvrir l’ensemble de sa flotte opérant dans et hors de la région. Un cadre d’une compagnie d’assurance a qualifié ce taux de « ridiculement bas ». En comparaison, les compagnies aériennes concurrentes se voient proposer des tarifs allant de 70 000 à 150 000 dollars par atterrissage individuel dans la région du Golfe.
Quatre jours après le début du conflit, Emirates avait déjà repris ses services et rapidement rétabli 40 % de sa capacité, bien que Dubaï soit toujours confrontée à des attaques quotidiennes. Selon M. Clark, la ville a intercepté environ 98 % des drones, missiles et missiles de croisière entrants (près de 3 000 au total), et les vols n’opèrent que dans des couloirs aériens étroits patrouillés par des avions de chasse militaires. Au début, les avions transportaient 5 heures de carburant supplémentaires pour pouvoir se dérouter.
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