Un Boeing 737 d'United Airlines décolle de Cancún, au Mexique, après avoir dispersé un essaim d'abeilles sur l'aile
2026-06-15 15:27
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fr.wedoany.com Rapport : Un Boeing 737 d'United Airlines a connu une scène rare avant son décollage de l'aéroport international de Cancún (Cancun International Airport, CUN) : un grand nombre d'abeilles s'étaient rassemblées sous l'aile. Le commandant de bord a choisi d'accélérer le décollage, utilisant le flux d'air du roulage pour disperser l'essaim. Cette manœuvre, filmée, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux.

L'incident s'est produit jeudi, concernant le vol 1275 d'United Airlines, qui reliait Cancún à l'aéroport international de Los Angeles (Los Angeles International Airport, LAX). Des centaines d'abeilles s'étaient agglutinées sous l'aile de l'appareil. Le pilote a indiqué lors des communications qu'il s'agissait de la première fois qu'il voyait des abeilles sur une aile. Contrairement à la pratique habituelle qui consiste à attendre qu'un apiculteur déplace les insectes, le pilote a cette fois choisi de décoller avec les abeilles. Alors que l'avion accélérait lors du roulage, l'essaim s'est rapidement dispersé dans le flux d'air. United Airlines a ensuite confirmé dans un communiqué que le vol avait subi un bref retard avant de décoller en toute sécurité.

Bien que la présence d'essaims sur la surface extérieure d'avions de ligne soit rare, l'industrie aéronautique n'est pas étrangère aux menaces potentielles posées par les insectes. Historiquement, les insectes ont causé des accidents graves. L'exemple le plus emblématique est le vol 301 de Birgenair en février 1996 : un Boeing 757 s'est écrasé peu après son décollage de l'aéroport de Puerto Plata (Puerto Plata Airport, POP) en République dominicaine, faisant 189 morts. L'enquête a conclu que l'une des sondes Pitot avait été obstruée au sol par un nid de guêpes maçonnes, entraînant des indications de vitesse erronées et déclenchant une réaction en chaîne catastrophique.

Boeing 757 de Birgenair impliqué dans le vol 301

Des menaces similaires sont également apparues ces dernières années. En 2018, un Boeing 737 de Virgin Australia, au départ de l'aéroport de Brisbane (Brisbane Airport, BNE), a connu des indications de vitesse peu fiables après son décollage. L'équipage a déclaré un Mayday et a effectué un atterrissage en surcharge. L'enquête a confirmé que la sonde Pitot côté commandant de bord était presque entièrement obstruée par des résidus de nid d'insectes. De plus, en 2023, le vol 1682 de Delta Air Lines, reliant Houston à Atlanta, a été retardé d'environ trois heures en raison d'abeilles fixées sur le winglet.

Boeing 737-800 d'United Airlines à Seattle

Pour réduire les risques liés aux insectes, les aéroports et les compagnies aériennes intègrent désormais les insectes dans leurs programmes de gestion des dangers liés à la faune. Les équipes de maintenance inspectent régulièrement les sondes Pitot, les prises statiques, les orifices de vidange et les évents. Les avions évoluant dans des environnements à haut risque sont généralement équipés de caches de protection. Lorsqu'un essaim apparaît près d'un avion ou d'un terminal, l'aéroport collabore avec des experts en lutte antiparasitaire ou des apiculteurs locaux. L'expérience du Boeing 737 d'United Airlines à Cancún a suscité de vifs débats en ligne, mais rappelle également à l'industrie aéronautique que même de minuscules insectes peuvent constituer un risque de sécurité à ne pas négliger.

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