Siemens Mobility lance un essai de freinage régénératif sur la ligne 1 du métro d'Athènes en Grèce en juillet, pour un investissement de 4,1 millions d'euros

2026-08-20 09:56
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fr.wedoany.com Rapport : STASY, l'exploitant du métro et du tramway d'Athènes en Grèce, et Siemens Mobility ont lancé à la mi-juillet un essai du système de récupération d'énergie au freinage régénératif sur la ligne 1 du métro, à la sous-station de traction de Neo Faliro. Ce projet représente un investissement total de 4,1 millions d'euros et devrait permettre de récupérer 4 500 MWh d'énergie électrique par an, soit l'équivalent de 12,5 % de la consommation électrique de la ligne. Un deuxième dispositif est prévu pour être mis en service à la sous-station de traction d'Iraklio avant la date limite du contrat, en décembre 2026.

Le principe de ce système consiste à capter l'énergie cinétique des trains au freinage et à la convertir en énergie électrique, injectée dans le réseau pour être utilisée par d'autres trains ou installations ferroviaires. Lors du freinage, le moteur électrique agit temporairement comme un générateur ; le nouvel équipement convertit l'énergie qui se dissipait auparavant sous forme de chaleur et la renvoie dans le réseau. Le projet comprend également la modernisation des deux sous-stations de traction de Neo Faliro et d'Iraklio, financée dans le cadre du programme de développement grec ESPA. STASY n'a pas encore divulgué la puissance nominale de chaque sous-station ni le montant annuel en euros des économies attendues grâce à la réduction des achats d'électricité.

En termes de taille de marché, le projet pilote d'Athènes s'inscrit dans une démarche plus large de développement durable des transports urbains en Grèce. Le premier métro sans conducteur de Thessalonique, livré par Hitachi Rail, devrait réduire de 56 000 le nombre de voitures de banlieue par jour et économiser 77 000 tonnes de CO2 par an. Des systèmes concurrents de récupération d'énergie sont déjà déployés dans d'autres régions : les sous-stations réversibles HESOP d'Alstom sont installées dans des réseaux de métro, notamment celui de Londres, tandis que l'Enviline ERS d'ABB est utilisé sur les réseaux ferroviaires à courant continu en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique latine. L'installation de Siemens Mobility à Athènes est d'une envergure relativement modeste — deux sous-stations et un investissement de 4,1 millions d'euros — mais il s'agit du premier système de ce type sur le réseau ferroviaire grec, offrant une référence locale pour l'extension future par STASY.

La densité du réseau ferroviaire traditionnel grec est de 14,0 m/km², la plus faible de l'Union européenne, mais la proportion de lignes à double voie est passée de 9,9 % en 1990 à 35,5 % en 2024 (source : Eurostat, 2024). Le déploiement de dispositifs de récupération d'énergie sur les lignes de métro existantes devient une composante intégrante de la stratégie d'efficacité ferroviaire du pays. La technologie du freinage régénératif est passée d'une option d'efficacité facultative à une exigence de base dans les projets de modernisation de métro financés par l'Union européenne. Le projet pilote de STASY, bien que de taille modeste, fournit un cas d'application mesurable pour l'extension sur les lignes 2 et 3 du métro d'Athènes ainsi que sur le réseau de tramway. Le marché des métros autonomes devant croître à un taux de croissance annuel composé de 6,9 % entre 2025 et 2034, la récupération d'énergie et la gestion numérique de l'alimentation de traction sont susceptibles d'apparaître conjointement dans les futurs appels d'offres de transport urbain en Grèce.

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