fr.wedoany.com Rapport : Selon les données de Kpler, trois pétroliers Aframax ont chargé du fioul irakien au terminal de Baniyas en Syrie à destination de la côte du Golfe du Mexique aux États-Unis, marquant la première fois que du fioul en provenance directe d’un port syrien atteint le marché américain par voie maritime.
Le « On Passion » a quitté Baniyas le 17 juin avec environ 716 600 barils de fioul. Le navire a déchargé environ 487 600 barils aux Bahamas à la mi-juillet, le reste étant prévu pour livraison au Texas plus tard dans le mois.
Le « Nissos Christina », transportant environ 288 500 barils, a quitté le port vers le 8 juillet et devrait terminer son déchargement sur la côte du Golfe du Mexique début août. Le « Green Warrior » a chargé environ 414 400 barils à la mi-fin juillet et devrait arriver aux États-Unis la troisième semaine d’août.
Ce fioul est transporté par camions-citernes depuis l’Irak jusqu’à la frontière syrienne, puis transféré dans des réservoirs avant d’être chargé à Baniyas. Cette route constitue une nouvelle voie de transport, bien que les États-Unis aient déjà importé du fioul irakien directement auparavant. Depuis mars, aucune cargaison de fioul chargée directement en Irak n’était arrivée aux États-Unis.
Depuis début mai, Baniyas charge un pétrolier de fioul irakien tous les 7 à 10 jours, avec environ 900 camions-citernes déchargeant quotidiennement pour soutenir le transport. Les opérations transfrontalières ont débuté le 15 avril, avec les 299 premiers camions-citernes irakiens entrant en Syrie par le poste-frontière d’Al-Tanf pour charger la première cargaison de fioul irakien.
Ce corridor de transport a également traité des cargaisons destinées à l’Espagne et à l’Égypte. Les exportations syriennes de fioul ont atteint environ 720 000 tonnes en juin, et au 19 juillet, Baniyas fonctionnait toujours comme port de sortie pour le fioul irakien. L’Irak développe ce corridor pour diversifier ses voies d’exportation et réduire sa dépendance vis-à-vis des terminaux du Golfe. Il est prévu que cette route continue d’être utilisée même après la normalisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.










